RECIFE
Les victimes de Brasilit (Saint-Gobain) s’organisent
Saint-Gobain est présent au Brésil depuis la fin des années 30.
La première usine s’appelait Pont-à-Mousson. La filiale brésilienne a ensuite pris le nom de Brasilit. L’une des plus grosses usines est située dans le quartier de la Varzea, à Recife (capitale du Nordeste brésilien).
Des victimes et un désastre
L’usine n’utilise plus l’amiante depuis dix ans mais laisse derrière elle beaucoup de victimes et un désastre environnemental : les alentours et le quartier ouvrier voisin sont pavés de détritus d’amiante abandonnés ou offerts aux ouvriers pour combler les remblais.
Marc Hindry, de l’Andeva, a été invité le 15 août 2012 à une réunion de l’Association des exposés à l’amiante du Pernambuco (APEA) qui regroupe et s’efforce d’aider les victimes. Il a évoqué les travailleurs d’Everite et le traitement des victimes en France.
Les manœuvres de Brasilit
Brasilit manœuvre pour masquer et indemniser le moins possible les victimes : « plan de santé », accord extra-judiciaire d’indemnisation, intimidation, subordination des médecins.
Le système de sécurité sociale ne garantit pas à un travailleur modeste l’accès à des soins lourds, l’offre d’un « plan de santé » est donc en soi plutôt une bonne chose si elle ne venait pas se substituer aux autres responsabilités du pollueur ; un accord à l’amiable n’est pas non plus une mauvaise chose en soi, s’il est équitable et ne sert pas à masquer la maladie dans les statistiques ; les pratiques de corruption du corps médical sont par contre inacceptables.
Articles tirés du Bulletin de l’Andeva N°40 (septembre 2012)