Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante

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Vie de l’Andeva

26 janvier 2018

- Vincennes : une formation sur toutes les maladies professionnelles
- Montataire : des lycéens découvrent les associations
- Caper Bourgogne : "la seule chose qui compte pour Eternit, c’est de ne pas payer"
- Caper des Combrailles : "notre suivi médical est indispensable"
- Adevimap : faire vivre le réseau local de santé
- Adeva Cherbourg : deux journées de formation


Vincennes : une formation sur toutes les maladies professionnelles

Animée par trois formateurs, cette session a réuni 45 personnes du lundi 4 décembre au mercredi 6 décembre 2017 à la Maison des associations de Vincennes. Les participants étaient issus d’une quinzaine d’associations locales.

Cette formation avait pour but de proposer aux bénévoles et salariés des associations de l’Andeva un large panorama des atteintes liées à la santé au travail.

Le premier exposé a été présenté par Lucien Privet que les bénévoles de l’Andeva connaissent bien et qui tient la rubrique médicale du Bulletin de l’Andeva.

Il a abordé non seulement les maladies respiratoires et les cancers, comme lors des formations précédentes, mais aussi les troubles musculo-squelettiques, la surdité, les maladies infectieuses et les maladies nerveuses.

Marie Pascual, médecin du travail et ancienne administratrice de l’Andeva a animé durant de longues années une consultation dédiée aux risques psycho-sociaux. Elle a expliqué les causes et conséquence de ce type de risques et la manière de les prendre en charge.

Carine Toutain, juriste de l’Andeva, a expliqué la prise en charge des accidents du travail et des maladies professionnelles (définition, déclaration et instruction par les caisses).

Elle a détaillé les nouvelles dispositions prises en 2016 concernant les MP.
Puis elle a évoqué le contentieux médical, général et technique.


Montataire : des lycéens découvrent les associations

Encouragés par leurs professeurs, des élèves de terminale du lycée André
Malraux à Montataire (60) ont lancé l’idée d’un «  forum du bénévolat » dans le cadre de leur projet d’études. L’Advasum, le Secours populaire, Fem­mes solidaires, la Maison des lycéens et Jade (une structure de rencontres des jeunes) ont répondu : présents.

Ces élèves ont pris en charge ce projet avec un grand professionnalisme : 50 classes (environ 1000 lycéens) sont passés de stand en stand, par groupe de 5 à 15.

Pendant quinze minutes, chaque groupe d’élèves a pu mesurer l’engagement des bénévoles associatifs. Chaque association a expliqué la cause qu’elle défendait : la santé au travail, le combat contre la pauvreté, la condition des femmes…

« Les élèves nous ont écoutés, pour certains ébahis avec de grands yeux ronds étonnés, explique Valentin Quadrone, de l’Advasum. Ils nous ont posé des questions pertinentes et percutantes. » 

« Nous avons pu présenter aux jeunes ce qu’était l’amiante, dit Jean-Claude Boulanger, président de l’Advasum, ses utilisations, ses dangers, les maladies, la médecine du travail, le lobbying des industriels, l’interdiction de l’amiante en France, la situation mondiale, le désamiantage, les déchèteries, l’action de l’Andeva et de l’Advasum, la prévention, des maladies professionnelles, les actions en faute inexcusable de l’employeurs… ».

Félicitations aux organisateurs. Saluons aussi les professeurs et la direction de l’établissement qui ont permis aux jeunes d’assumer la totale responsabilité de ce forum.


Caper Bourgogne : "la seule chose qui compte pour Eternit, c’est de ne pas payer"

Par deux fois en quelques semaines, le 7 novembre et le 28 novembre, le Caper a rempli un bus pour aller à la Cour d’appel de Dijon.
Les audiences ont montré que ce qui compte pour Eternit, c’est de ne pas payer ou de payer le moins possible et de nier leur responsabilité.

« Nous avons accompagné les familles de deux anciens salariés d’Eternit décédés d’une maladie professionnelle, explique Jean-François Borde, président du Caper Nous voulions exprimer notre mécontentement devant la baisse des indemnisations et no­tre colère de voir les sociétés mises en place par Eternit dans le seul but de « noyer le poisson » pour échapper à la hausse de cotisations maladies professionnelles demander à l’État de payer les fautes d’Eternit. »


Caper des Combrailles : "notre suivi médical est indispensable"

Le 11 décembre s’est tenue une réunion organisée par la CPAM, le CHU et le service Santé-Environnement de Clermont-Ferrand sur le suivi médical.

Ce suivi dure depuis plus de 20 ans pour Everitube et Amisol. Il n’y a pas d’autre exemple en France d’un suivi des malades et des non malades d’une même entreprise par scanner et épreuves fonctionnelles respiratoires tous les deux ans, sur une aussi longue période.

« Dans cette réunion, le Caper a donné des chiffres, dit Bernard Grand, son président. Il y a eu eu 44 examens en 2014, 66 en 2015, 62 en 2016 et 55 en 2017. Sur les 4 dernières années ont été diagnostiqués 7 plaques pleurales et 12 cancers (7 cancers bronchopulmo­naires et 5 mésothé­liomes). Les cancers sont en forte augmentation.

Nous avons obtenu le maintien de notre suivi médical avec les mêmes examens et la même périodicité. »


Adevimap : faire vivre le réseau local de santé

« Depuis le début des années 2000 existe sur Martigues et Port-de-Bouc un réseau de médecins très actifs sur les maladies professionnelles avec lequel notre association travaille, explique Christiane de Felice, présidente de l’Adevimap.

L’APCME, l’association pour la prise en charge des maladies éliminables, a pu grâce au travail de médecins mutualistes et de militants d’élus CHSCT, puis de généralistes, construire une véritable cartographie des risques sur les entreprises de la région. Elle connaît aujourd’hui des difficultés organisationnelles et financières. Il ne faut pas que cet important acquis soit perdu.

La mise en place d’une consultation de pathologies professionnelle a été annoncée.

Le principe est acquis. Reste à trouver un médecin ayant les compétences requises en matière d’expositions professionnelles. ».


Adeva Cherbourg :
deux journées de formation

Les 26 et 27 septembre 2017, une quinzaine de bénévoles ont suivi une formation sur les maladies professionnelles dues à l’amiante dans le régime général de Sécurité sociale.

A Cherbourg, les dossiers sont maintenant numérisés.

Les bénévoles qui les suivent se réunissent le lundi pour faire le point.

Les participants à ces deux journées, animées par Christine Preschner et Alain Bobbio, ont été très réactifs. Certains s’étaient déjà occupés de leur propre dossier ou du dossier d’un conjoint décédé. Plusieurs avaient déjà numérisé des dossiers de la DCNS et souhaitaient étendre leurs connaissances.

Les exposés ont été bien suivis , les exercices ont été vite et bien faits.
Les participants ont tiré un bilan positif de cette formation jugée complète et intéressante, qui leur a permis de conforter les acquis et les expériences.


Articles tiré du Bulletin de l’Andeva N°56 (janvier 2018)