Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante

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Nouvelle Calédonie : deux salariés portent plainte pour mise en danger d’autrui contre la société Le Nickel

1er septembre 2007

Deux salariés de la Société Le Nickel (SLN), ont déposé un référé contre leur employeur devant le tribunal du travail de Nouméa pour mise en danger d’autrui.

La maison de Karel Stanisic, située à Doniambo, à quelques près de l’usine métallurgique de la SLN à Nouméa, est désamiantée en septembre 2006. Au début des travaux il est resté à la maison pendant dix jours, sans qu’aucune précaution ne soit prise alors qu’il y a une poussière énorme. Plus tard, il découvre un morceau de fibrociment dans les combles. Sous le contrôle d’un huissier, il fait alors analyser des poussières prélevées sur les rebords de fenêtre par un laboratoire agréé de métropole. La poussière contient de l’amiante chrysotile et crocidolite. Les habitants du quartier et les travailleurs de l’usine respirent ces poussières... Il décide alors de porter plainte au pénal pour mise en danger de la vie d’autrui.

Alain Malaku habite également à Doniambo. Une présence d’amiante dégradé a été identifiée dans sa maison il y a un an, mais les travaux n’ont toujours pas débuté. Il a, lui aussi, attaqué son employeur.

La SLN est le premier employeur privé de Nouvelle-Calédonie. C’est une filiale du groupe Eramet (dans lequel on trouve aussi les aciéries Aubert et Duval et Comilog). Elle considère que la présence de fibres dans les poussières n’est pas étonnante, puisque le minerai de nickel en contient. Mais elle se défend en indiquant que les mesures d’air effectuées dans son usine indiquent une concentration en fibres d’amiante inférieure à la norme en vigueur.

Le tribunal de Nouméa a renvoyé l’affaire à une date ultérieure.