Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante

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Nous étions à Turin le 13 février 2012

17 février 2012

Arrivés en nombre de Vincennes, de Dunkerque, de Charleville, de Bordeaux, de Marseille, de Seine Saint Denis, d’Ardèche, de Lorraine, de Bourgogne, de l’Isère, du Gard et de la Haute Savoie, 160 militants français sont venus s’entasser dans les salles surchauffées du Palazzo di Giustizia pour assister à l’ultime journée du procès de Turin en soutien de nos amis de Casale Monferrato.

Résultat du nombre des parties civiles, il a fallu plus de trois heures au juge Casalbore pour venir à bout de la lecture du verdict. Trois heures durant lesquelles les occupants de la salle principale sont restés debout à l’écouter égrenner les noms des victimes, une énumération qui donnait la mesure de la catastrophe provoquée par Eternit dans cette région.

Aucun des deux accusés, que ce soit le baron belge Louis de Cartier de Marchienne, aujourd’hui âgé de 90 ans, ou le milliardaire Stephan Schmidheiny, terré au Costa Rica où il tente de se reconstruire une image vaine de mécène philanthrope, n’avait jugé utile de venir répondre de ses actes.

Cette journée s’est terminée vers 16h30, lorsque les mots du juge Casalbore ont cessés de résonner dans la salle. Il faudra du temps pour appréhender tous les termes du jugement. Le plus important à savoir est que deux industriels de l’amiante ont écopés de 16 ans de prison pour avoir empoisonné sciemment leurs ouvriers et leurs familles.

Cette condamnation historique est un espoir pour les victimes françaises qui attendent depuis maintenant 16 ans l’ouverte d’un procès similaire. Après tout, pourquoi ce qui a été possible dans l’Italie de Berlusconi ne le serait-il pas dans la France de Sarkozy ?


Voir le reportage diffusé sur TFI le 13 février à 13h00

Voir le reportage diffusé sur France3 le 13 février au soir (cliquer sur 13 fev.)