Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante

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Les activités criminelles de l’Association Internationale du Chrysotile

12 mai 2015

L’Association Internationale du Chrysotile (ICA) est le nouveau nom de l’Association Internationale de l’amiante. Elle est orpheline de l’Institut du Chrysotile Canadien qui a fermé ses portes peu avant la fermeture de la mine Jeffrey au Québec. Ne pouvant plus émarger en dollars canadiens, les promoteurs de l’amiante et de la propagande mensongère et meurtrière se sont tournés vers les roubles de l’industrie russe et les pays où l’ont importe à tout vent l’amiante - comme l’Inde.

Lors de la conférence des parties de la Convention de Rotterdam

Amiante et Convention de Rotterdam — Genève, mai 2015

l’ICA annonce la présence notamment de :

- Clément Gotbout, ancien président de l’institut du chrysotile canadien

- Pierre Laroche, ancien de l’institut du chrysotile canadien

- Jean-Marc Leblond, président de l’ICA, ancien de l’institut du chrysotile canadien.

Les principaux mensonges du site web de l’ICA

La page web de l’association internationale du chrysotile se présente par les deux mensonges suivants :

Mensonge I : « LA FIBRE DE CHRYSOTILE EST ENCAPSULÉE DANS UNE MATRICE DE CIMENT OU DE RÉSINE, CE QUI EMPËCHE L’ÉMISSION DE FIBRES. »

Il est vrai que l’utilisation principale de l’amiante a été et est l’amiante-ciment, il ne faudrait pas oublier que l’amiante est utilisé dans de trop nombreux pays dans les freins et autres applications encore plus dangereuses. Ce que l’ICA ne dit pas évidemment est, d’une part, ce qui se passe quand on découpe la tôle, plaque ou tuyau d’amiante-ciment pour l’installer, d’autre part ce qui se passe quand le matériau vieillit ou subit des travaux de maintenance, rénovation ou démolition.

Mensonge II : « L’INDUSTRIE DU CHRYSOTILE A CRÉÉ UN PROGRAMME D’UTILISATION RESPONSABLE QUI S’APPUIE SUR UNE APPROCHE D’UTILISATION CONTRÔLÉE POUR RÉGLEMENTER LE CHRYSOTILE. »

Il s’agit d’un double mensonge : non seulement l’institut du chrysotile, l’association internationale de l’amiante, l’association internationale du chrysotile n’ont JAMAIS fait la moindre action pour prévenir l’exposition à l’amiante des travailleurs et des populations mais ils font bien pire, ils oeuvrent précisément pour ÉVITER QUE LES POPULATIONS SOIENT AVERTIES DU DANGER. Énoncer des règles générales vagues d’utilisation ne sert strictement à rien si l’on n’avertit pas les utilisateurs qu’ils manipulent un produit extrêmement dangereux. Non seulement ils n’oeuvrent pas pour une « réglementation de l’amiante chrysotile » mais ils oeuvrent au contraire pour ÉVITER TOUTE RÉGLEMENTATION qui protège un petit peu les populations mais qui serait contraignante pour les marchands d’amiante.

L’intervention des marchands d’amiante auprès de la Convention de Rotterdam vise à une seule chose : éviter que les pays consommateurs avertissent les consommateurs du danger et prennent ainsi des précautions.

En fait cette association a pour unique but la promotion du commerce de l’amiante chrysotile et pour ce faire utilise tous les moyens : mensonges, corruptions, intimidations.

Mensonges. Nous venons d’indiquer les mensonges de présentation, les publications de l’ICA sont un festival de mensonges dont la liste serait trop longue à établir. On y reprend notamment les fables développées par l’industrie canadienne : la quasi totalité des cancers causés par l’amiante serait due à la petite proportion d’amiante amphibole vendue, qui - selon les mensonges des industriels canadiens, brésiliens et russes - serait absente de leur amiante pur. On utilise le long temps de latence des maladies pour justifier que les ravages observés aujourd’hui sont dus au passé - ce qui est vrai - et en prétendant qu’il y a une utilisation « moderne » de l’amiante - ce qui est faux. L’argument a longtemps permis aux marchands de morts de gagner trente ans de commerce mortifère.

Corruptions. L’ICA continue la tradition canadienne de financer des études véreuses pour essayer de développer un doute sur la science. Les marchands de morts utilisent d’ailleurs les mêmes escrocs que le défunt « institut du chrysotile » canadien : Daniel Bernstein, Jacques Dunnigan, Thomas Hesterberg, etc. L’ICA refuse de révéler les émoluments des manipulateurs de rats et de données.

Intimidations. La lecture des documents diffusés par l’ICA laisse pantois concernant le ton agressif, insultant utilisé à l’égard des scientifiques travaillant pour l’organisation mondiale de la santé et les fonctionnaires dirigeant la Convention de Rotterdam. Il y a une quinzaine d’année le président de l’institut du chrysotile canadien (qui s’appelait encore « Institut de l’amiante ») écrivait une lettre de menace à peine voilée à la ministre de la santé du Chili qui s’apprêtait à promulguer un décret interdisant l’amiante. La ministre, Michelle Bachelet, actuelle présidente du Chili, avait résisté à la torture sous le régime de Pinochet et ne s’est pas laissée impressionner.

L’ICA vient de mettre en ligne deux brochures (en anglais)

- Science based facts [Faits basés sur la science]

Relevant health issues - 2015 [Questions concernant la santé]

- Rotterdam Convention COP7 Meeting - 2015 [7ème Conférence des parties - 2015]

Le contenu des brochures luxueuses

http://www.chrysotileassociation.com/fr/

http://www.chrysotileassociation.co...

http://www.chrysotileassociation.co...

(le site s’affiche trilingue mais presque tous les articles sont en anglais)