Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante

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Les "Veuves de Dunkerque" et l’Andeva rencontrent le président de la République.

20 mai 2014

Vincennes, le 16 mai 2014

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

AMIANTE
Les « Veuves de Dunkerque » et l’Andeva reçus par le président de la République.

Le président de la République, François Hollande, a reçu en début d’après-midi une délégation des « Veuves de Dunkerque », de l’Ardeva Nord Pas-de-Calais et de l’Andeva. Cette rencontre s’est tenue à l’issue d’une audience devant la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris concernant les dossiers Normed et Solac.

François Hollande a tenu à saluer le combat des « Veuves de Dunkerque », de l’Ardeva Nord Pas-de-Calais et plus largement des associations de victimes réunies au sein de l’Andeva. Le président de la République a souhaité également rendre hommage, au nom de l’Etat français, à toutes les victimes de cette catastrophe sanitaire, à leurs souffrances et à celles de leurs familles.

Il a fait part de son émotion devant les témoignages des « Veuves de Dunkerque » quand au calvaire supporté par leurs maris, décédés souvent très jeunes de mésothéliomes ou de cancers broncho-pulmonaire.

Au cours de cette audience, des représentants de l’Andeva et de l’Ardeva ont regretté les lenteurs des procédures pénales et les manques d’initiative du parquet. Ils ont expliqué que, 18 ans après le dépôt de la première plainte, aucun procès n’avait encore eu lieu et aucun responsable de la catastrophe n’avait été renvoyé devant un tribunal correctionnel.

Le président de la République a rappelé son attachement à l’indépendance de la justice et au principe de non-ingérence de l’exécutif dans les procédures judiciaires.
Toutefois, François Hollande veillera, avec la Garde des sceaux, à tout mettre en œuvre auprès des parquets pour que les affaires de santé publiques comme l’amiante aboutissent dans les meilleurs délais.

Les représentants des victimes ont également insisté pour que la loi Fauchon sur les délits non intentionnels soit révisée rapidement.

Les représentants de l’Andeva ont tenu à rappeler au président de la République que l’ancien premier ministre, Monsieur Jean Marc Ayrault, s’était engagé à ce que les fonctionnaires malades de l’amiante puissent bénéficier de l’Allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante (Acaata). Ils ont également demandé que les recommandations du dernier rapport de la cour des comptes (février 2014) sur la simplification de certaines procédures d’indemnisation par le Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (FIVA) soient mises en œuvre et, enfin, que le dispositif de l’Acaata, trop restrictif, soit ouvert à d’autres secteurs que ceux actuellement éligibles.

François Hollande a estimé qu’il était légitime que les fonctionnaires malades puissent bénéficier de l’Acaata et que soit examiné dans le cadre du prochain PLFSS un aménagement du dispositif général.
Il a également souhaité que les procédures du Fiva soient simplifiées, notamment vis-à-vis des victimes atteintes de pathologies graves ou décédées.