Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante

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Le gouvernement québecois finance le développement du cancer ... en Inde

10 juillet 2012

L’Inde est un grand pays en développement (plus d’un milliard d’habitants). Le Québec vient de décider d’aider au développement des cancers de l’amiante en Inde. En effet 58 millions de dollars des contribuables québecois viennent d’être débloqués pour aider un marchand d’amiante à réouvrir la Mine Jeffrey et exporter l’amiante canadien vers l’Inde .

La nouvelle peut paraître incroyable, répétons-la : le gouvernement du Québec vient d’annoncer un prêt de 58 millions de dollars à la Mine Jeffrey et la compagnie Balcorp, fondée et présidée par M. Bajlit Chadha. Le plan est tout simplement de relancer cette mine fermée pour exporter pendant vingt ans quelques millions de tonnes d’amiante canadien vers l’Inde.

La nouvelle a été annoncée vendredi 29 juin 2012, vers 16 h, lors d’une conférence de presse par le Ministre Yvon Vallières, au nom de Sam Hamad, ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation du Québec : le gouvernement du Québec accorde à Mine Jeffrey un prêt remboursable avec intérêt pour relancer la production de chrysotile de la mine souterraine d’Asbestos. [1]
 [2]
 [3]

Le prêt est un montage factice, ni l’état canadien ni le gouvernement québécois ne reverront ces 58 millions de dollars.

Cet argent n’est pas perdu pour tout le monde, les premiers bénéficiaires sont Bernard Coulombe, président de la Mine Jeffrey et Bajlit Chadha, fondateur et président de la compagnie Balcorp. Ces derniers ont toujours su se montrer généreux avec les hommes politiques qui les appuyaient.

L’opposition à ce projet de relance est néanmoins très vive au Canada et les investisseurs éventuels, si leur réalité sujette à caution se confirme, ont choisi un investissement non seulement immoral mais à très haut risque financier.

Les grands perdants sont la morale et la santé publique, deux concepts apparemment totalement étrangers aux personnalités citées.

Il n’est intéressant de rapprocher les chiffres du financement de la prévention. Au mois de février le ministre Sam Hamad (oui, le même !!!) a annoncé que le Québec octroyait 1,4 million de dollars à un projet de recherche sur les liens entre le cancer et l’environnement.
 [4]

En résumé de l’année 2012 : Québec investit 1,4 millions de dollars pour la recherche sur les liens entre le cancer et l’environnement au Canada et 58 millions de dollars pour la propagation des cancers de l’amiante en Inde.

1. Québec : 58 millions de dollars d’argent public pour relancer l’extraction et l’exportation de l’amiante

2. Le montage financier frauduleux

3. Quel avenir pour l’industrie moribonde de l’amiante au Québec ?

4. Le drame de l’amiante en Asie


Documents annexes :

- Lettre ouverte de l’ANDEVA à l’ambassadeur du Canada à Paris, 30 juin 2012
Lettre à l’ambassadeur du Canada en France, 30 juin 2012

- Communiqué de presse de l’ANDEVA, 30 juin 2012, AMIANTE : LE GOUVERNEMENT DU QUEBEC DECLARE LA GUERRE A L’INDE


Québec : 58 millions de dollars d’argent public pour relancer l’extraction et l’exportation de l’amiante


Yvon Vallières député de Richmond, Ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne
Ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques et de l’Accès à l’information, jusqu’à récemment Président de l’Assemblée nationale, connait probablement un peu les dangers de l’amiante puisque le parlement canadien d’Ottawa subit des travaux de désamiantage fort coûteux.

Son ministre de tutelle Sam Hamad est depuis longtemps un ardent défenseur de l’amiante. Ainsi déjà en 2004 il applaudissait en tant que ministre les basses manoeuvres des représentants du gouvernement canadien pour paralyser la convention de Rotterdam et empêcher que l’amiante soit inscrit sur la liste des produits dangereux Communique_Quebec_Rotterdam2004. Au Québec, Sam Hamad a été ministre des transports, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, du Travail, des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs et est actuellement ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation.

Au mois de février Sam Hamad a annoncé que le Québec octroyait 1,4 million de dollars à un projet de recherche sur les liens entre le cancer et l’environnement. On notera que Sam Hamad prend soin que la recherche et la prévention des cancers coûte environ quarante fois moins cher que la promotion des cancers.

Lors de son annonce Yvon Vallières était accompagné du maire d’Asbestos, Hugues Grimard, qui a récemment fait financer des travaux de désamiantage de sa mairie d’Asbestos. Ces exécutifs étaient accompagnés de Bernard Coulombe, président de Mine Jeffrey.

Bernard Coulombe, président de Mine Jeffrey, s’est évidemment réjoui en annonçant ce succès ; il a
également ajouté

« Actuellement, notre principal pays importateur est l’Inde. Nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour que le chrysotile soit utilisé de façon sécuritaire par tous nos clients ». [5]

Ce mensonge a été imédiatement et involontairement admis par Bernard Coulombe lui-même quand il a déclaré

« qu’il allait poursuivre, « par principe », la Société canadienne du cancer pour ses messages au sujet des dangers pour la santé reliés aux activités de la mine. »
 [6]

En clair, M. Coulombe ment de façon éhontée : il prétend d’un côté « avoir pris toutes les mesures nécessaires pour que le chrysotile soit utilisé de façon sécuritaire par tous nos clients » alors qu’il n’a jamais entrepris la moindre démarche dans ce sens et en serait bien incapable, puis de l’autre côté il menace d’action judiciaire les médecins qui s’occupe eux de prévention !

L’hypocrisie continue, Yvon Vallières a déclaré que

« Le gouvernement du Québec souhaite également que non seulement l’exploitation, mais aussi l’utilisation du chrysotile soit faite de façon sécuritaire. Mine Jeffrey a demandé à ses clients de signer une entente à ce sujet. Une inspection sera menée chaque année aux frais et sous la responsabilité de la mine Jeffrey. Je suis convaincu que le Québec deviendra un leader mondial dans l’utilisation sécuritaire du chrysotile » [7]

Rassurons MM. Coulombe et Vallières, le Québec est leader mondial en mensonge sur l’amiante, et il le restera. Une des principales hypocrisies consiste d’ailleurs à ne pas dire que ce prêt est, de fait, accordé à l’homme d’affaire montréalais d’origine indienne Bajlit Chadha, président de Balcorp.


2. Le montage financier frauduleux


«  M. Vallières indique que le gouvernement du Québec a choisi d’offrir un prêt directement à Mine Jeffrey plutôt qu’une garantie de prêt, comme il en était d’abord question. » (La presse, 29 juin 2012)

Depuis presque deux ans le gouvernement du Québec a conditionné l’obtention d’une garantie de prêt de 58 millions de dollars à l’obtention d’investissements privés de 25 millions de dollars. En fait aucune banque n’a souhaité mettre un dollar canadien dans cette aventure douteuse. Quand aux 25 millions de dollars privés, le nom des investisseurs privés, dont on peut sérieusement mettre en doute l’existence, est maintenu secret !

Mais pour sauver des amis, on ne regarde pas de trop près à l’utilisation d’argent public, alors le gouvernement du Québec choisit d’oublier les règles publiques.

Cette opération financière est pourtant risquée pour de multiples raisons.

D’abord elle mise sur le pari que l’Inde et son gouvernement continueront à être aveugle et sourd sur les dangers de l’amiante, grâce en partie à la propagande canadienne, rien n’est néanmoins moins sûr. Par exemple un article publié dans le Hindustan Times dénonce cette mesure meurtrière et cynique
 [8]. Elle mise ensuite sur le pari que le cynisme continuera à prévaloir dans les gouvernements canadiens et québécois futurs, ce qui est, fort heureusement, loin d’être garanti, l’opposition au commerce de l’amiante a gagné plusieurs des partis de l’opposition et le premier ministre actuel a d’ailleurs claironné durant la dernière campagne électorale qu’il était le seul soutien de l’amiante ! Risquée aussi car les concurrents du Canada dans le commerce de l’amiante auront eu plus de deux ans (la période de fermeture des mines du Canada) pour accaparer les marchés. En effet, la Mine ne tourne que six mois par an depuis 2002 et
travailleurs de la mine Jeffrey D’Asbestos ont appris que l’opération complète de la mine ne reprendrait finalement qu’en août 2013 ... si le prêt est effectivement débloqué.
 [9].
Risquée enfin car l’industrie de l’amiante québécois va devoir faire face aux demandes judiciaires des nombreuses victimes et l’état canadien ne pourra pas éternellement les protéger.

Le secret moralement répréhensible entourant le financement public d’une compagnie meurtrière, sur fonds de campagne électorale, est souligné dans la presse canadienne
 [10]
 [11]


3. Quel avenir pour l’industrie moribonde de l’amiante au Québec ?


L’avenir pour les marchands d’amiante n’est pas aussi rose que fait semblant de le croire M. Hugues Grimard
 [12]. L’annonce répétée ad libitum que ces 58 millions de dollars vont permettre la création de 400 à 500 emplois est un mensonge pur. Tout au plus cela va permettre à la compagnie de ne pas licencier tout de suite ses salariés proches de la retraite (la moyenne d’âge est supérieure à 57 ans) ; comme la compagnie a profité de ses difficultés pour négocier des salaires de misère avec ses employés effrayés par le spectre du chomage et comme la déclaration de faillite a mis à jour le fait que le fonds pour les pensions n’est pas assuré, l’avenir est certainement maigre pour les travailleurs de Mine Jeffrey.

Il n’est pas sûr non plus que MM. Coulombe et Chadha puissent continuer longtemps à s’engraisser au détriment des victimes de l’amiante.

L’annonce du gouvernement du Québec, pourtant discrètement présentée la veille des vacances, a suscité un tollé dans la société civile et une partie du monde politique canadien.

Camil Bouchard, professeur associé à l’Université du Québec à Montréal, déclare « on a mieux à faire comme peuple que d’empoisonner le monde. Pourquoi ne pas offrir un prêt ou une garantie de prêt de 58 M$ en innovation technologique du 21e siècle à des investisseurs dans la région des Bois-Francs. Tout le monde y gagnerait. Et nous pourrions, Québécois, alors envoyer un message clair aux gouvernements, mais surtout à la population de ces pays en mal d’amiante leur disant : « Nous pensons que votre vie vaut autant que la nôtre ». Selon toute apparence, ce n’est pas ce que le ministre Vallières, député de cette région, croit. Ce faisant, il laisse un bien minable testament politique. Vraiment minable. »
 [13]

La Société Canadienne du Cancer a exprimé dans un communiqué sa déception et précisé
« Bien que la Société soit profondément découragée par l’approbation de la garantie de prêt, notre organisation est encore plus déterminée à continuer à travailler sur cette question. Nous ne reculerons pas, nous savons que les canadiens et les citoyens des autres pays comptent sur nous pour protéger leur santé »
 [14]

Le président de l’Association des médecins spécialistes en santé communautaire du Québec (AMSSCQ), le Dr Bonnier Viger a d’ailleurs écrit, au nom de son association, une lettre au premier ministre Jean Charest pour dénoncer cette intervention. « L’amiante est un matériau dangereux qu’on utilise peu au Canada et qu’on enlève dans les édifices publics. Avec la relance de la Mine Jeffrey, notre gouvernement favorisera son utilisation dans des pays où il sera difficile de protéger les travailleurs et l’environnement » [15]

L’Institut National de Santé Publique du Québec INSPQ a sévèrement critiqué la décision : «  à la lumière des connaissances scientifiques disponibles, c’est très, très difficile, voire impossible, d’assurer une utilisation sécuritaire dans tous les contextes au Québec. L’INSPQ considère l’amiante comme un cancérigène, tant pour la fibre chrysotile que pour les autres formes. » a déclaré le directeur de l’Institut, le Dr Boileau.
 [16]

Le journal La Presse titrait le 30 juin « Mine Jeffrey : le Québec va financer le cancer  »
 [17].
Un éditorialiste francophone décrit simplement la décision ainsi « Mine Jeffrey à Asbestos : autre exemple d’irresponsabilité de Charest [le premier ministre du Québec] »
 [18], un autre anglophone titre simplement
« Quebec should let the asbestos industry die » [Le Québec devrait laisser l’industrie de l’amiante mourir]
 [19]. Les News titre « Mine Jeffrey : Québec subventionne l’exportation du cancer » [20].

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a dénoncé cet acte du gouvernement du Québec en soulignant qu’il était absurde de financer le projet, alors que la compagnie a « montré de manière éclatante » que le secteur privé refusait de subventionner une industrie qui produit « le cancer et la mort ». M. Khadir a qualifié la décision du gouvernement d’indigne et d’irresponsable.
 [21] [22]

Le Parti Québécois, par son porte-parole la députée Mme Ouellet, a déclaré que « il n’est pas judicieux de consacrer des fonds publics à la relance de Mine Jeffrey, à Asbestos, alors que les risques de maladies liées à l’amiante ont entraîné son interdiction dans de nombreux pays.
C’est une erreur d’investir, surtout avec un prêt de 58 millions $, pour soutenir sur un respirateur artificiel une industrie qui est dénoncée à travers la planète
 ».
Selon la députée, la viabilité de l’entreprise est hypothétique et le gouvernement aurait mieux fait d’investir dans la diversification économique de la région au lieu de soutenir le redémarrage de la mine.
 [23]
Le candidat péquiste Réjean Hébert a qualifié l’annonce du gouvernement du Québec d’« improvisée et prématurée »
 [24]

Le Nouveau Parti Démocrate (NPD) a déjà pris position pour l’interdiction de l’amiante au Canada et condamne bien sûr l’énorme subvention attribuée à la Mine Jeffrey
 [25]


4.Le drame de l’amiante en Asie


Les contribuables canadiens sont certainement floués par cette décision du gouvernement québécois mais les principales victimes seront les habitants des pays cible, principalement l’Inde. Car, répétons-le, le but avoué du prêt de 58 millions de dollars est d’aider Balcorp et la Mine Jeffrey à déverser quelques millions de tonnes d’amiante en Inde.

Comme cela est rappelé sur le site du député canadien Pat Martin, les estimations raisonnables indique que plusieurs milliers de personnes par an meurent d’amiante en Inde.
 [26].
Les données précises sont absentes car il n’existe pas de registre des cancers et la majeure partie de la population n’a pas accès à des soins. Les mesures de prévention vis-à-vis de l’amiante sont tout aussi inconnues, à commencer par la diffusion même de l’information sur les dangers.

Un exemple d’usage sécuritaire à la canadienne. John Nicodemus, un des dirigeants de l’association des marchands d’amiante en Inde (Asbestos Cement Products Manufacturers Association of India) donne quelques chiffres économiques : « 4,4 millions de tonnes de produits par an (surtout des toitures, des tuyaux), l’industrie a eu une croissance de 14% par an durant la dernière décade, vaut environ un milliard par an et représente environ 90% des importations d’amiante en Inde ». Mais il reste muet sur les risques et le nombre de morts ; en fait Nicodemus déclare « il n’y a pas de risque, les gouvernements font leurs propres études et sont satisfaits qu’il n’y a pas de problème - il n’y a pas de problème si on contrôle la pollution »
 [27]

En fait le même individu dans une lettre [28] au journal The Hindu écrit que l’amiante chrystile est une substance « non seulement inoffensive et bénéfique pour l’environnement [safe and environment friendly] mais aussi très utile pour donner un toit à des millions de pauvres indiens »

Il est un bel exemple de l’éducation canadienne à l’usage sécuritaire de l’amiante prôné par MM. Harper et Charest.

[1La nouvelle union, 29 juin 2012, La relance de l’exploitation de la mine souterraine est maintenant réelle,
http://www.lanouvelle.net/Economie/...

[2Radio-Canada, 30 juin 2012, Industrie minière - Mine Jeffrey : Québec accorde un prêt de 58 millions, http://fr-ca.actualites.yahoo.com/i... 

[3Radio Canada, 30 juin 2012 Réactions négatives à la relance de la mine d’amiante Jeffrey http://www.radio-canada.ca/nouvelle...

[4Le devoir, 14 février 2012, Près de 1,5 million pour étudier le lien entre le cancer et
l’environnement
http://www.ledevoir.com/societe/san... 

[5Canoé, 29 juin 2012, Affaires -
Mine Jeffrey : Québec accorde un prêt de 58 Millions de dollars
, http://argent.canoe.ca/lca/affaires...

[629 juin 2012, Mine Jeffrey : un soutien financier permettant la création de centaines d’emplois, http://www.lanouvelle.net/Economie/...

[7La presse, 30 juin 2012, Québec prête 58 millions pour relancer la mine Jeffrey, http://www.lapresse.ca/dossiers/la-...

[8 Hindustan Times, 6 juillet 2012, A licence to kill, http://www.hindustantimes.com/News-...

[9Canoe, 3 juillet 2012, Des travailleurs de la Jeffrey devront patienter, http://argent.canoe.ca/lca/affaires...

[10La Presse, 9 juillet 2012, L’amiante, la fibre électorale de Charest, http://affaires.lapresse.ca/opinion... 

[11Jean Charest’s asbestos loan is electioneering at its best [Le prêt pour l’amiante de Jean Charest est un bel exemple d’électoralisme] http://fullcomment.nationalpost.com...

[12Communiqué de Hugues Grimard, 30 juin 2012, « C’est jour de fête dans la MRC des Sources ! » Hugues Grimard, préfet de la MRC des Sources, http://www.messources.org/communiqu...

[13Le soleil, 3 juillet 2012, Mieux à faire que d’empoisonner le monde, http://www.lapresse.ca/le-soleil/op...

[14 Communiqué de la Société Canadienne du Cancer, 29 juin 2012, Quebec Government Gives Loan Guarantee to Asbestos Mine
http://www.cancer.ca/Canada-wide/Ab... 

[15La Presse, 2 juillet 2012, Mine Jeffrey : des médecins dénoncent le prêt de Québec, http://www.lapresse.ca/le-soleil/ac... 

[16Le Devoir, 5 juillet 2012, Mine Jeffrey - L’INSPQ s’inquiète, l’opposition réagit, http://www.ledevoir.com/societe/san...

[17La Presse, 30 juin 2012, Mine Jeffrey : le Québec va « financer le cancer » http://www.lapresse.ca/dossiers/la-... 

[18La Presse, 5 juillet, Mine Jeffrey à Asbestos : autre exemple d’irresponsabilité de Charest, http://www.lapresse.ca/debats/le-ce... 

[19The Globe and Mail, 4 juillet 2012, Quebec should let the asbestos industry diehttp://www.theglobeandmail.com/comm... 

[20News, 3 juillet 2012, Mine Jeffrey : Québec subventionne l’exportation du cancer,http://lesnews.ca/politique/18389-m... 

[21La presse canadienne, 30 juin 2012, Québec solidaire juge irresponsable la relance de la Mine Jeffrey, http://www.985fm.ca/national/nouvel...

[22Québec solidaire, communiqué du 29 juin 2012, Prêt de 58 M$ pour la mine d’amiante Jeffrey - Le gouvernement libéral dilapide les fonds publics par opportunisme électoral, http://communiques.gouv.qc.ca/gouvq...

[23La Presse, 4 juillet, Le PQ juge que le gouvernement fait une erreur en finançant l’amiante, http://www.lapresse.ca/actualites/q... 

[24La Tribune, 30 juin 2012, Mine Jeffrey : Réjean Hébert qualifie l’annonce d’« improvisée et prématurée »
http://www.lapresse.ca/la-tribune/a...

[25Blog Roger Annis, 1 juillet 2012, Quebec government to finance reopening of killer asbestos mining [Le gouvernement du Québec va financer la réouverture de la mine d’amiante tueur] http://www.rogerannis.com/quebec-go... 

[26Site web du député NPD Pat Martin, 29 décembre 2011, Asbestos Canada’s latest sin,http://www.patmartin.ca/post/asbest... 

[27Globe and Mail, 21 novembre 2011, Canada’s chronic asbestos problem, http://www.theglobeandmail.com/repo...

[28The Hindu, 9 février 2011, Letter On asbestos, [Lettre sur l’amiante]
http://www.thehindu.com/opinion/let...