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La politique de la hache au détriment de la Santé

21 septembre 2015
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Les coupes sombres dans les
subventions et dans les effectifs
se multiplient.

La Caisse nationale d’assurance-
maladie prévoit de supprimer
4.500 emplois en 4 ans
dans les caisses primaires.

Le gouvernement veut économiser
1,2 milliard sur les budgets
de la protection sociale
d’ici à la fin du quinquennat.

La CNAM effondre sa subvention
au réseau national
qui coordonne les 32 consultations
de pathologies professionnelles.

Le ministère du Travail divise
par trois sa subvention au Giscop,
le groupement d’intérêt
scientifique sur la surveillance
des cancers professionnels en
Seine-Saint-Denis (de 90 000
euros en 2014 à 30 000 euros
en 2017). Cette réduction
drastique menace l’existence
même de cette structure qui
reconstitue les parcours professionnels
des personnes
atteintes de cancers et aide
à leur reconnaissance depuis
des années.

Dans le même département - et sans doute dans beaucoup
d’autres - les budgets du
dépistage des cancers du sein
et du côlon sont en baisse.

A quoi bon un « Plan cancer »,
si c’est pour affaiblir ou casser
des dispositifs qui ont fait leurs
preuves dans le repérage et la
reconnaissance des cancers
professionnels ?

A quoi bon parler de la santé
au travail, si c’est pour affaiblir
les CHSCT, l’inspection et la
médecine du travail sous prétexte
d’« alléger les contraintes
des entreprises » ?

Une telle orientation réjouira
peut-être le Medef. Mais les
salariés et les victimes du travail
ont tout à y perdre. Ils ne
peuvent que la refuser.


Articles tirés du Bulletin de l’Andeva N°49 (septembre 2015)