Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante

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La conférence de consensus sur le suivi médical amiante (janvier 1999)

21 novembre 2006

La conférence de consensus du 15 janvier 1999

Elle avait pour but de définir des modalités pour le suivi médical amiante. Elle a réuni près de 700 personnes. L’ANDEVA était présente dans la salle et dans le jury. Elle est largement intervenue.

- Une contribution écrite de l’ANDEVA a été distribuée à l’entrée.
- Des représentants de l’ANDEVA de Cherbourg, Le Hâvre, Condé sur Noireau, Paris y ont pris la parole en séance pleinière.
- Jacques Brugères et Josette Roudaire (pour l’ANDEVA), Marie Pascual (pour la FNATH) ont participé au jury qui s’est réuni pendant deux jours.

les recommandations de la conférence

Le jury a adopté des recommandations qui ont été validées par l’ANAES et constituent désormais une référence.

Elles prévoient notamment :
- Dans tous les cas : un bilan médical de référence
- Pour les salariés très exposés : scanner 10 ans après la première exposition, puis tous les 6 ans, avec 2 radios dans l’intervalle.
- Pour les expositions moyennes : radio 20 ans après la première exposition, scanner 30 ans après, puis tous les 10 ans (avec radios dans l’intervalle) Malgré certaines insuffisances et quelques points contestables.

Ces recommandations étaient une indéniable avancée. L’ANDEVA en a fait l’analyse sur le moment dans un communiqué et un article du bulletin N°5.

Deux mois plus tard, à l’occasion d’une conférence de confrontation sur le suivi médical, la FNATH, l’ANDEVA, la CGT et l’ALERT adoptaient une déclaration commune où elles demandaient :
- que le suivi médical concerne aussi les personnes atteintes de maladies professionnelles (tableaux ;N°30 et 30 bis), ainsi que les personnes dépendant de régimes spéciaux ;
- que la rédaction d’un guide des expositions soit confiée à un groupe pluridisciplinaire ;
- que la procédure ouvrant droit au suivi post-professionnel soit simplifiée ;
- que les associations de victimes, en particulier la FNATH et l’ANDEVA soient membres à part entière des structures régionales de coordination du suivi médical ;
- que les modalités techniques de suivi médical (scanners, radios) soient précisées rapidement ;
- que l’information des victimes devienne une obligation réglementaire ;
- que le suivi soit financé pour les actifs par les services de médecine du travail, pour les personnes ayant cessé leur activité professionnelle par la branche AT/MP ;
- que la protection de l’emploi des personnes exposées soit renforcée ;
- que l’application des mesures annoncées par le gouvernement soit accélérée, notamment pour les départs anticipés.

Au lendemain de cette conférence, des groupes de travail ont été mis en place à l’initiative du ministère pour travailler sur les modalités techniques des examens radiographiques, sur l’organisation régionale du suivi et sur l’information des personnes concernées.

Mais ce travail s’est heurté à une absence de volonté politique des pouvoirs publics. De longues années ont passé. Un programme régional de suivi par scanner a été mis en place en Normandie, Rhône Alpes et Aquitaine. Mais, 8 ans après la conférence, ses recommandations ne sont toujours pas mises en oeuvre au plan national, et le nombre d’examens de suivi post-professionnel reste très faible.