Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante

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La Convention de Rotterdam

11 janvier 2011
La Convention de Rotterdam est une convention internationale qui vise à protéger les pays les plus démunis en terme d’informations sur les produits dangereux et en terme de réglementation des risques du travail.

Qu’est-ce-que la Convention de Rotterdam ?

 

La Convention de Rotterdam a été créée en 1998 sous l’égide de l’ONU et est entrée en vigueur essentiellement en 2004 quand suffisamment d’états l’ont ratifiée. Elle vise les buts suivants :

• Encourager le partage des responsabilités et la coopération entre Parties dans le domaine du commerce international de certains produits chimiques dangereux, afin de protéger la santé des personnes et l’environnement contre des dommages éventuels ;

• Contribuer à l’utilisation écologiquement rationnelle de ces produits chimiques dangereux en facilitant l’échange d’informations sur leurs caractéristiques, et en instituant un processus national de prise de décisions applicable à leur importation et à leur exportation et en assurant la communication de ces décisions aux Parties.

Les pays de la communauté européenne, le Canada, l’Inde, le Mexique et le Brésil ont adhéré par exemple à la Convention de Rotterdam. Cependant, ni les Etats-Unis ni la Russie ne sont membres.

 

Les principes de la Convention de Rotterdam

- La Convention établit une liste des produits dangereux pour lesquels l’exportation ne peut avoir lieu qu’avec le consentement préalable en connaissance de cause du pays importateur.

- La Convention établit une « procédure de consentement préalable en connaissance de cause », qui est le moyen de connaître et de faire connaître officiellement les décisions des pays importateurs indiquant s’ils acceptent ou non l’importation de certains produits chimiques. Cette procédure assure en outre le respect de ces décisions par les pays exportateurs.

- La Convention contient aussi des dispositions prévoyant l’échange d’informations entre les pays sur les produits chimiques potentiellement dangereux qui pourraient être exportés et importés.

 

La liste des produits dangereux

Un des grand problèmes qui paralyse la Convention de Rotterdam est la règle d’unanimité qui prévaut pour l’inscription d’un produit sur la liste des produits dangereux.

Ainsi le gouvernement canadien sans vergogne s’est opposé par quatre fois (en 2004, 2006, 2008, 2011) à l’inscription de l’amiante chrysotile sur cette liste.

La liste officielle des produits dangereux comprend donc un certain nombre (29) de pesticides et 11 produits chimiques industriels dont les amiantes amphibole (crocidolite, actinolite, amosite, anthophyllite et trémolite) mais pas l’amiante chrysotile, pourtant le plus répandu (plus de 95% de l’amiante commercialisé !).

Chez les officiels canadiens le cynisme se mêle à l’inconscience, ainsi en septembre 2004, le Ministre des Ressources Naturelles et Faune du Québec (MRNF) déclare dans un communiqué :

« Le ministre Sam Hamad applaudit la victoire du Québec : le chrysotile n’est pas inclus à la liste des produits dangereux »

Communique_Quebec_Rotterdam2004

 

Voir également :

Le site officiel de la Convention de Rotterdam

Et les communiqués de l’ANDEVA :

Octobre 2004 : Le Canada, la Russie et la Chine bloquent l’inscription de l’amiante chrysotile sur la liste des produits dangereux !

Novembre 2006 : Un crime contre les populations de la planète : le Canada bloque l’inscription de l’amiante chrysotile sur la liste des produits dangereux

Septembre 2008 : Appel au premier ministre Harper pour que cesse le blocage de la convention de Rotterdam

Décembre 2008 : Un mensonge d’Etat, un crime (presque) parfait

Juin 2011 : Convention de Rotterdam : Le gouvernement du Canada et ses trafiquants d’amiante veulent de nouveau empêcher l’inscription de l’amiante sur la liste des produits dangereux

1 juillet 2001 Le premier ministre du Canada fête sa victoire et la fin de la Convention de Rotterdam avec ses amis trafiquants d’amiante

Pour en savoir plus sur la Covention de Rotterdam 2011 lire également :

Convention de Rotterdam 2011 ; le gouvernement du Canada et ses trafiquants d’amiante sont les seuls opposants à l’inscription de l’amiante sur la liste des produits dangereux