Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante

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LES FORMATIONS DE L’ANDEVA

10 janvier 2016
Auteur(e) : 

- Lyon : une journée sur le suivi médical
- Le Teil (Ardèche) : une journée sur la prévention du risque amiante
- Saint-Nazaire : une journée d’étude sur la prévention
- ADEVArtois : une réunion d’information avec les avocats


Lyon :
une journée sur le suivi médical

Le 29 octobre, à l’initiative de Guy Tales, s’est tenue
dans les locaux de la Mutuelle Santé Plus à
Lyon une journée de formation et d’échanges sur
le suivi médical post-professionnel.
Elle a réuni des adhérents de diverses associations
de l’Andeva : Aper, Caper Bourgogne, Caper
des Combrailles, Caper Ardèche, Caper du
Giffre, Caper Mont Blanc- Haute Savoie. Le Caper
Drôme-Ardèche était excusé.
Cette journée a permis de confronter les situations
à Renault Trucks, Eternit, Everitube, Basaltine,
Péchiney, Sanofi ou dans le bâtiment.
Trois membres de la fédération nationale des retraités
CGT du BTP avaient été invités.

Alain Bobbio a présenté la réglementation
sur le suivi médical des
actifs, des retraités et des malades et
ses évolutions récentes pour les fonctionnaires.
Il a décrit une situation
nationale catastrophique, puis a tiré
le bilan de plusieurs expériences
régionales ou sectorielles : Espaces,
ESPrI, SPPA-ARDCO, EDF, 93...

Bernard Grand et André Giraud ont
expliqué en détail le travail du Caper
des Combrailles pour le suivi des anciens
d’Everitube en Auvergne.

Puis on aborda la finalité humaine
et les modalités techniques du suivi
médical.

Pour l’Andeva, ce suivi médical s’inscrit
dans la durée pour accompagner
des personnes exposées et des malades.
Ce n’est pas un simple dépistage
des maladies.

Il faut tirer le bilan des recommandations
de la HAS et revoir le protocole
de suivi, en tenant compte de la baisse
des niveaux d’irradiation délivrés par
les scanners dernière génération ainsi
que des résultats de deux études
récentes : une étude américaine sur
le bénéfice médical du repérage de
cancers bronchopulmonaires chez
des gros fumeurs et d’une étude française
démontrant l’existence d’un sur-risque
de cancer chez les porteurs de
plaques pleurales.

Il faut revoir la périodicité des scanners
et des examens cliniques et
prendre en compte l’utilité des explorations
fonctionnelles respiratoires
(EFR) comme outil de suivi médical.

La journée s’est poursuivie par
l’examen des difficultés de mise en
oeuvre du suivi :
- Que faire si l’employeur refuse de
délivrer l’attestation d’exposition ?
- Que faire si le radiologue demande
le paiement immédiat du scanner
alors que cet d’examen doit être pris
en charge par la CPAM ?.

- Que doit faire un médecin en présence
d’un nodule pulmonaire ?

Puis on est passé aux questions
pratiques posées aux associations
et au mouvement syndical :

Michel DIAMANTIS, du syndicat national
CGT des retraités du BTP, a
présenté la campagne d’information
décidée par son syndicat.

Puis, on travailla sur la nécessité de
préparer le suivi médical des retraités
en amont dans les entreprises : Comment
garder trace des expositions
professionnelles ? Quel suivi médical
des salariés ? Quelles obligations
pour l’employeur ? Quels droits
pour le CHSCT ? Quels outils pour le
médecin du travail (dossier médical,
visite médicale de départ) ?

Comment construire des synergies
entre entre actifs et retraités, entre
syndicats et associations ?

Un dossier sur la réglementation et
les fichiers des diaporamas seront
donnés aux participants.

Ils ont tiré un bilan positif de cette journée
et envisagent de se retouver pour
continuer à échanger leurs réflexions
et tracer des pistes d’actions.


LE TEIL (Ardèche) :
une journée sur la prévention du risque amiante

Le 23 septembre 2015
s’est tenue en Ardèche
une formation destinée
à sensibiliser aux
dangers de l’amiante
les responsables et le
personnel qui ont en
charge la collecte des
déchets dans cette région.

C’est le Caper Ardèche
présidé par Jean François
Maurin qui en était l’organisateur
et l’hôte.

Cette formation a été assurée
par Geneviève Savy de
l’Aldeva Drome-Ardèche
et Patrice Raveneau de
l’Andeva. Tous deux sont
membres du groupe de travail
« prévention » de l’Andeva
qui se réunit tous les
deux mois à Paris.

19 personnes ont participé
à cette journée, parmi lesquelles
un élu de la commune
de St Thomé, le président
de la communauté
de commune de Rhône-
Helvie (CCRH), ainsi que
12 agents de cette communauté
de Bourg-Saint-Andéol,
d’Alba-la-Romaine, et
de Privas.

Les déchetteries de la région
avaient d’ailleurs fermé
leurs portes pour l’occasion,
de façon à ce que
leurs employés puissent
être présents.

Plusieurs élus du Caper
étaient également présents
en tant que stagiaires.

Tous ont pu prendre à cette
occasion la mesure des
dangers auxquels ils étaient
souvent confrontés, parfois
sans s’en douter, et s’informer
sur les précautions à
prendre lors du traitement
et de la manipulation de ce
matériau cancérogène.

Il est apparu que ces employés
étaient manifestement
sous-informés sur
ces sujets pourtant essentiels
pour une pratique sécurisée
de leur métier.

Suite à cette journée, le
président de la communauté
de communes devrait
rencontrer prochainement
le président du Centre d’information
sur la prévention,
afin de mettre en oeuvre
des moyens pour améliorer
et sécuriser la collecte des
déchets amiantés, tout particulièrement
pour les particuliers.

Une formation au repérage
des produits amiantés et
à leur manipulation par le
personnel technique des
déchetteries régionales a
également été envisagée.


SAINT-NAZAIRE :
une journée d’étude sur la prévention

Le 23 novembre, 22
personnes ont participé
à une journée
sur la prévention
avec Didier Faure, de
la commission Prévention
de l’Andeva.

Trois personnes,
dont un membre
de la CNL étaient
invitées. Les participants
étaient intéressés
et motivés.

L’activité prévention
de l’Addeva 44 s’organise.

Des bénévoles
s’y sont investis
dans les 9 secteurs
de l’association.


ADEVArtois :
une réunion d’information avec les avocats

Le 16 novembre
dernier s’est tenue
à Hénin-Beaumont
une réunion animée
par Romain Bouvet,
Marion Jorand et
Stéphanie Gonsard.
La mairie était représentée.

Au programme : la
reconnaissance des
maladies professionnelles,
le Fiva, les
actions en faute inexcusable
et les autres
contentieux.

On aborda l’aide
qu’apporte une association
pour ces
démarches souvent
complexes et la nécessité
de se rapprocher
des CHSCT et
des syndicats.

L’après-midi se termina
par le pot de
l’amiité.


Articles tirés du Bulletin de l’Andeva N°50 (janvier 2016)