Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante

Vous êtes ici : Accueil » L’ANDEVA » Communiqués de presse

Franchises médicales : La ministre de la santé refuse de recevoir nos associations et confirme l’application des franchises médicales aux victimes du travail

23 octobre 2007

 

 

 


F N A T H

Fédération nationale
des accidentés de la vie

A N D E V A

Fédération nationale
des victimes de l’amiante

Paris, le 23 octobre 2007

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

A l’issue de la manifestation organisée le 13 octobre et qui avait réuni près de 20 000 personnes, la FNATH et l’ANDEVA avaient été reçues par les cabinets des ministres du travail et de la santé. Un délai de huit jours avait été convenu pour examiner la situation particulière des victimes du travail au regard des franchises médicales. Par une lettre en date du 16 octobre, nos deux organisations avaient officiellement demandé à Madame Roselyne Bachelot de les recevoir personnellement, tout comme elle a trouvé le temps de recevoir les internes en médecine.

Le ministère de la santé vient de nous adresser une fin de non-recevoir : nos associations ne seront pas reçues par la ministre et les franchises s’appliqueront aux victimes du travail, ce qui revient directement à réduire le montant de leur indemnisation.

En effet, les franchises médicales portent directement atteinte au principe de gratuité des soins dont bénéficient les victimes du travail, en réparation de leurs préjudices. Les victimes du travail seront – si le PLFSS est voté en l’état - les seules victimes d’un dommage corporel condamnées à prendre à leur propre charge une partie des frais médicaux causés par l’accident ou la maladie ! Au-delà du mépris, c’est un non sens juridique en droit français. Va-t-on demander à une victime de la route de payer de sa poche une partie de ses frais médicaux et lui interdire de se retourner contre l’assureur du chauffard qui l’a renversé ?

Faut-il faire grève et être médecin pour être reçu par la ministre ? Les malades, eux, ne peuvent pas faire grève de leur maladie !

La FNATH et l’ANDEVA ne peuvent maintenant qu’en appeler au Président de la République, omniprésent sur toutes les questions, mais particulièrement absent sur celle-là : comment peut-on d’un côté mettre en avant la valeur du travail, et de l’autre diminuer l’indemnisation des victimes du travail. Le gouvernement s’intéresse-t-il aux victimes de risques professionnels et à leur indemnisation ?