Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante

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Fibres céramiques réfractaires (FCR) : l’Afsset préconise d’améliorer la traçabilité, les connaissances et de renforcer la prévention

25 avril 2007

L´Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET) a rendu un avis l´exposition aux fibres céramiques réfractaires et aux fibres de verre à usage spécial en situation professionnelle et dans la population générale.

Il est nécessaire de "protéger les personnes exposées aux fibres céramiques réfractaires (FCR) et aux fibres de verre à usage spécial de type E et de type 475, classées comme cancérogènes possibles au niveau international".

A l’heure actuelle, l´accessibilité à ces fibres " reste réduite pour la population générale dans des conditions normales d´utilisation des articles qui en contiennent. L´exposition est en revanche variable pour le domaine professionnel (industrie et filière d´élimination) : pour les FCR, elle tend à décroître globalement depuis quelques années ; pour les fibres de verre à usage spécial, elle est difficilement évaluable faute de données suffisantes".

L’Afsset considère que "les alternatives aux FCR ou aux fibres de verre à usage spécial (type E) existent pour certaines utilisations mais aucun procédé ne peut substituer ces fibres dans toutes leurs applications. Par conséquent, la substitution doit s’opérer au cas par cas en tenant compte des contraintes et des limites proposées par ces alternatives."

L’Affset préconise que soient systématisés la traçabilité et le signalement " de tous les matériaux contenant des FCR ou des fibres de verre à usage spécial (type E), à toutes les étapes depuis la production jusqu’à la gestion des déchets, ainsi qu’une meilleure information des professionnels et des médecins du travail",

L’Agence note que peu de données sont disponibles sur les propriétés et la composition des matériaux contenant ces fibres. Elle recommande "la mise en place de bases de données accessibles à tous et visant à rectifier ces lacunes".

L’Afsset souligne "l’importance de la substitution de ces fibres par des matériaux moins dangereux dans toutes les situations où cela est techniquement possible, mais également l´adoption d´une valeur limite d´exposition professionnelle (VLEP) contraignante et non indicative, ainsi que l’information et la prévention à renforcer auprès et dans les entreprises utilisatrices".

L´Afsset avait été saisie par ses trois ministères de tutelle (Ministères en charge de la santé, de l’écologie et du travail) en juillet 2004, dans le cadre du Plan national santé environnement (PNSE), pour évaluer l´exposition de la population générale et des travailleurs aux fibres minérales artificielles.

L´Afsset indique que cet avis "repose sur les travaux de son groupe de travail composé d´experts scientifiques, sur l´examen des données disponibles dans la littérature scientifique et sur l´audition de ses partenaires (DGCCRF, INRS, InVS, Inserm, douanes, Ademe) et des industriels concernés (producteurs et utilisateurs)."


- l´avis de l´Afsset (6 pages)
- le rapport complet (290 pages)
- le communiqué de presse (2 pages)