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Convention de Rotterdam 2011 : Le gouvernement du Canada et ses trafiquants d’amiante sont les seuls opposants à l’inscription de l’amiante sur la liste des produits dangereux

1er juillet 2011

Genève a été en ce mois de juin 2011 le théâtre d’une comédie tragique où le gouvernement du Canada a joué le pire des rôles.

Les 140 pays adhérant à la Convention de Rotterdam se sont réunis du 20 au 24 juin à Genève. La Convention de Rotterdam est placée sous l’égide des Nations-Unis et doit normalement aider les pays les plus démunis à se protéger des produits dangereux et toxiques, en facilitant notamment coopération et information entre les pays. Elle comporte une "Annexe III" où sont inscrits les produits les plus dangereux pour lesquels une procédure de « consentement préalable en connaissance de cause » (procédure PIC Prior Informed Consent) du pays importateur est requise pour autoriser une exportation.

Voir article sur la Convention de Rotterdam

La liste des produits dangereux comporte actuellement un certain nombre de pesticides et de produits chimiques industriels dont les amiantes amphibole (crocidolite, actinolite, amosite, anthophyllite et trémolite) mais "étrangement" n’inclut pas l’amiante chrysotile qui représente plus de 95% de l’amiante commercialisé dans le monde. Etrangement ? En fait il y a une explication très simple à cela : les trafiquants d’amiante - en première ligne le Canada - s’opposent à ce que les pays importateurs soient informés des dangers de l’amiante.

Quel est le problème pour les canadiens ? Il est parfaitement résumé dans le journal canadien Le Devoir [1]

« Si l’amiante chrysotile était inclus dans l’Annexe III de la convention, les pays exportateurs seraient contraints d’informer les importateurs de ses dangers sur la santé. Les clients pourraient alors refuser d’acheter de l’amiante dans la mesure où ils ne pourraient pas l’utiliser de manière sécuritaire.  »

Voir le communiqué de l’ANDEVA avant le début de la Convention :

Communiqué de presse du 17 juin 2011

et après la fin de la Convention ;

Communiqué de presse du 1er juillet 2011

1. La Convention de Rotterdam 2011

2. Comédie à Genève : le Canada se retrouve isolé par sa statégie criminelle

3. Les autorités médicales canadiennes écrivent au premier ministre

4. Les partis d’opposition dénoncent l’action du gouvernement

5. Les crimes de leur gouvernement vont coûter très cher au Canadiens

6. Un ex-ministre du gouvernement Harper atteint de mésothéliome

7. La presse canadienne


1. La Convention de Rotterdam 2011


Les représentants de plus de 100 gouvernements se sont réunis du 20 au 24 juin à Genève pour la 5ème conférence des Parties de la Convention de Rotterdam, qui règle l’importation et l’exportation des produits dangereux. Conformément à l’avis des experts rendu en février, l’amiante chrysotile (la presque totalité de l’amiante extrait et commercialisé dans le monde) devait enfin être inscrit sur la liste des produits à surveiller.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Bureau International du Travail (BIT), l’amiante est responsable de plus de 100 000 décès par an. Les experts de l’Union Européenne ont précisé que « toutes les formes d’amiante pouvaient provoquer des cancers du poumon, des mésothéliomes et des asbestoses et qu’on ne pouvait déterminer aucun seuil en matière d’exposition, au-dessous duquel l’amiante ne présenterait pas de risque cancérogène. ».

Même l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) reconnait que :

- 1). Il n’y a pas de niveau d’exposition à l’amiante chrysotile qui n’entraîne de risque de cancers.
- 2). L’« usage contrôlé » (ou « usage sécuritaire ») de l’amiante n’est pas réaliste, particulièrement dans l’industrie de la construction.
- 3). Des produits ne présentant pas les mêmes risques sont disponibles pour remplacer les produits les plus courants contenant de l’amiante, notamment les matériaux de construction en amiante-ciment.

L’inscription de l’amiante chrysotile sur la liste des produits dangereux pour lesquels l’exportation ne peut avoir lieu qu’avec le consentement préalable en connaissance de cause du pays importateur (procédure PIC Prior Informed Consent), devrait normalement être une formalité. Mais ....

… Mais le gouvernement canadien, porte-parole du lobby des mines d’amiante du Québec, a déjà par trois fois réussi à bloquer l’inscription sur cette liste. En 2004, 2006 et 2008, les réprésentants du Canada auprès des deux agences des Nations Unies gérant la Convention (FAO et PNUE) ont réussi l’exploit d’obtenir le report sine die de cette question, en invoquant avec un beau cynisme la nécessité d’une position unanime des signataires.

Les documents préparatoires de la Convention de Rotterdam indiquaient donc parmi les décisions que « La Conférence des Parties souhaitera peut-être » :

- a) Amender l’Annexe III de la Convention de Rotterdam conformément aux dispositions de l’article 7 pour y inclure l’amiante chrysotile, en adoptant le projet de décision figurant à l’annexe I de la présente note ;
- b) Approuver le projet de document d’orientation des décisions relatif à l’amiante chrysotile figurant à l’annexe II de la présente note.

Voir le document préparatoire Inscription de l’amiante chrysotile à l’Annexe III de la Convention de Rotterdam


2. Comédie à Genève : le Canada se retrouve isolé par sa statégie criminelle


Lors des premières journées de la Convention de Rotterdam, les représentants du gouvernement canadien, qui avait maintenu secrète sa position [2] se sont montrés très discrets : l’Inde, l’Ukraine, le Vietnam (trois pays gros consommateurs d’amiante), le Kazakhstan (un des gros producteurs d’amiante) et le Kirghizistan ont dans un premier temps proposé de ne pas inscrire l’amiante chrysotile à l’annexe de la Convention.

Cependant les discussions font progresser les négociations et, premier coup de théâtre, les représentants de l’Inde (le deuxième consommateur d’amiante dans le monde) annoncent mercredi qu’ils révisent leur position et appuient désormais l’inscription de l’amiante chrysotile ! [3] Le Vietnam, le Kazakhstan et le Kirghizistan changent alors également leur fusil d’épaule, après que l’Inde ait annoncé soutenir l’inscription sur la liste. Le représentant de l’Ukraine abandonne aussi ses objections, la voie est libre pour que le plus grand tueur industriel de la planète soit modestement inscrit sur la liste des produits dangereux de la Convention des Nations-Unis. Mais ...

... Mais, nouveau coup de théâtre, les représentants canadiens se démasquent et annoncent alors :

« Le Canada n’est pas en position d’accepter l’inscription de l’amiante chrysotile à l’annexe III »

Il faut noter que si les répresentants canadiens avaient eu le moindre argument scientifique à opposer, ils avaient eu des mois, et des mois pour le transmettre parmi les documents préparatoires ; la veille encore le ministre des ressources naturelles, Joe Oliver, avait esquivé la question de journalistes canadiens « le Canada va-t-il appuyer l’inscription de l’amiante chrysotile à l’annexe III ? ».  [4]  [5]

L’Organisation Internationale du Travail a récemment montré du doigt le Canada. Comme le rapporte le congrès du travail du Canada [6]

« L’Organisation internationale du travail a pris une mesure inhabituelle en exigeant des comptes du Canada concernant l’amiante lors d’une session spéciale qui a eu lieu à Genève le 10 juin. Le Canada est signataire de la Convention 162 de l’OIT sur l’utilisation de l’amiante par les travailleurs et cette session a été tenue par l’OIT parce que le CTC et d’autres organisations sont d’avis que le Canada n’a pas procédé à l’examen de ses lois et règlements en matière d’exposition professionnelle à l’amiante. Elle met les travailleurs au Canada et ailleurs au monde à risque, car la quasi-totalité de la production du Canada est exportée. Le gouvernement devait présenter son témoignage et le Congrès du travail du Canada a été invité à présenter un rapport également.  »


3. Les autorités médicales canadiennes écrivent au premier ministre


L’opposition au commerce meurtrier de l’amiante grossit pourtant au Canada. Il est particulièrement frappant de constater que la totalité des institutions médicales canadiennes est fermement opposée à la politique du gouvernement. Cette opposition est exprimé notamment dans deux lettres très fortes

Lettre ouverte au premier ministre Harper, 26 avril 2011,

Open Letter to Prime Minister Harper, 26 april 2011,

Lettre des médecins au premier ministre Stephen Harper, 13 juin 2011

Lettre from medical doctors to prime minister Stephen Harper, 13 june 2011

dont nous reproduisons des extraits ici :

« L’image du Canada est de plus en plus ternie par notre promotion immorale de l’amiante, et nous devenons des ennemis de la santé publique mondiale. Ce n’est pas le rôle que nous voulons jouer dans le monde et cela ne reflète pas nos valeurs.

Nous sommes atterrés du fait que, pour protéger l’industrie de l’amiante, vous avez publiquement promis de faire obstacle à la prochaine conférence de l’ONU sur la Convention sur les produits chimiques dangereux (Convention de Rotterdam) pour empêcher que l’amiante soit classé comme substance dangereuse. L’amiante chrysotile est considéré comme substance toxique par la loi canadienne. Dans notre opinion, c’est une position hypocrite et méprisante de la vie des populations des pays en développement que d’empêcher la diffusion de cette information critique, comme si leur vie était moins digne de protection.

Organisations scientifiques réputées qui rejètent votre position au sujet de l’amiante chrysotile

- L’Association médicale canadienne
- La Société canadienne du cancer
- L’Association pulmonaire du Canada
- L’Association médicale du Québec
- L’Association canadienne de santé publique
- L’Association pour la santé publique du Québec
- L’Association des médecins spécialistes en santé communautaire du Québec
- L’Association des pneumologues de la province de Québec
- The National Specialty Society for Community Medicine
- L’Institut national de santé publique du Québec
- L’Association québécoise pour l’hygiène, la santé et la sécurité du travail
- Tous les Directeurs de santé publique de chaque région du Québec
- Le Collège des médecins du Québec
- Le Collège des médecins de famille du Canada
- Le Collège québécois des médecins de famille
- U.S. Environmental Protection Agency
- L’Association internationale de la sécurité sociale
- L’Organisation internationale du travail
- La Commission internationale de la santé au travail
- L’Organisation mondiale de la santé

Organisations scientifiques réputées qui appuient votre position au sujet de l’amiante chrysotile

Aucune

L’ensemble des organisations médicales canadiennes (Société canadienne du cancer, Association médicale canadienne, Association des médecins spécialistes en santé communautaire du Québec, etc) dans une lettre datée du 13 juin 2011 demande au premier ministre canadien « d’appuyer l’inscription de l’amiante sur la liste des matières dangereuses » et déclare : « En priorisant la défense des intérêts de l’industrie de l’amiante au détriment de la protection de la santé publique et environnementale globale, le Canada s’impose sur la scène internationale comme un citoyen irresponsable et sa réputation s’en trouve définitivement ternie ».


4. Les partis d’opposition dénoncent l’action du gouvernement


L’unanimité des scientifiques n’a pourtant pas entraîné l’unanimité des politiques. La position officielle du Canada reste « l’usage sécuritaire de l’amiante chrysotile », ce qui signifie en pratique l’autorisation de l’exporter vers les pays d’Asie et l’absence d’utilisation sur le sol canadien.

Les principaux partis d’opposition ont pris position pour l’interdiction de l’amiante. Le Parti Libéral (parti dirigé par Michael Ignatieff) a pris position pour l’arrêt des exportations d’amiante, le NPD (parti dirigé par Jack Layton) interpelle le gouvernement et accuse ainsi le gouvernement Harper d’avoir ignoré les conseils de Santé Canada dès 2006 sur les risques que pose l’amiante chrysotile.

Le député néo-démocrate Pat Martin a affirmé à Ottawa que le rapport de Santé Canada « demande clairement au gouvernement » d’inclure l’amiante à la liste des substances dangereuses de la Convention de Rotterdam de 2004, dont le Canada est signataire. « Même les autorités canadiennes croient que le minerai devrait être sur la liste, et nous en avons la preuve ici », a déclaré M. Martin, avant d’ajouter que des informations supplémentaires à ce sujet seraient présentées lors d’une conférence de presse ce mardi à Ottawa.  [7]

La dénonciation politique est telle que le premier ministre Stephen Harper a clamé haut et fort qu’il est aujourd’hui « le seul défenseur de l’amiante chrysotile »  [8]. Il est difficile de discerner la part d’inconscience, de cynisme dans un tel discours.


5. Les crimes de leur gouvernement vont coûter très cher aux Canadiens


L’incroyable soutien indéfectible du gouvernement canadien à l’industrie minière d’amiante pourtant moribonde au point qu’elle coûte de plus en plus d’argent aux contribuables canadiens a encore récemment été proclamé par le premier ministre canadien qui a déclaré fièrement « Le Parti conservateur est le seul parti qui appuie l’industrie de l’amiante chrysotile » (sic). Le gouvernement canadien de M. Harper a tenu secrète la position qu’il défendrait auprès de la convention de Rotterdam, ce qui est un bel exemple de transparence et démocratie.

La tactique du gouvernement canadien est scandaleuse du point de vue de la morale, mais est aussi aberrante et dangereuse du simple point de vue économique et financier.

Du point de vue de la morale, le gouvernement canadien avait le choix entre une position digne : « nous arrêtons de défendre l’amiante » et une position de plus en plus inavouable « nous subventionnons depuis plus de trente ans des marchands de mort, nous continuerons donc à tromper le reste du monde sur les dangers de notre amiante ; nous continuerons à défendre le mythe de l’usage sécuritaire de l’amiante ; les quelques emplois sauvés valent plus que les dizaines de milliers de morts que nous causeront encore ».

Du point de vue économique et financier, le Canada perd aujourd’hui de l’argent avec le commerce de l’amiante. Durant les dernières décennies les gouvernements du Canada et du Québec ont fait cadeau de centaines de millions de dollars aux industriels de l’amiante en difficulté. Le coût des maladies causées par l’amiante au Canada est bien entendu supporté par le système public de sécurité sociale et santé.

La question de la santé publique.

Qu’un produit tuant plus de 100 000 personnes par an, interdit dans une cinquantaine de pays, dont le Bureau International du Travail et l’Organisation Mondiale de la Santé recommandent le remplacement, ne puisse pas être inscrit dans la Convention de Rotterdam, est un scandale et un véritable crime contre la santé et la vie des peuples de la planète. En légalisant la désinformation sur les risques d’un produit mortifère, l’ONU tourne le dos aux objectifs proclamés de la Convention de Rotterdam, et démontre son impuissance à protéger la santé et la vie des populations.

Les enjeux sont donc considérables : il s’agit d’éviter qu’une nouvelle fois des centaines de milliers de victimes, particulièrement dans les pays les moins développés paient cette faillite par des souffrances et des morts parfaitement évitables.

La question de l’indemnisation des victimes.

Les victimes de l’amiante au Canada n’ont pas, pour le moment, poursuivi les industriels de l’amiante en leur réclamant une juste indemnisation. Mais un danger beaucoup plus volumineux plane au dessus des têtes des trafiquants d’amiante et de leurs alliés au gouvernement. Des dizaines de milliers de victimes meurent chaque année dans le monde de l’amiante canadien. Certes le gouvernement canadien pourra toujours dire qu’il n’est pas le seul trafiquant d’amiante, il exporte même moins d’amiante que la Russie, mais il ne pourra nier son rôle essentiel dans la propagation de ce fléau et surtout dans la désinformation qu’il a financé depuis trente ans.


6. Un ex-ministre du gouvernement Harper atteint de mésothéliome


Il existe au moins un ministre du gouvernement de monsieur Harper qui n’approuve pas entièrement sa politique en matière d’amiante. En effet, Chuck Strahl, député conservateur, ministre des transports jusqu’en 2011, est atteint d’un mésothéliome depuis 2005. Selon son témoignage, Chuck Strahl a été exposé à l’amiante en manipulant des freins d’engins quand il a travaillé comme bûcheron dans sa jeunesse ; il est né en 1957 et avait 48 ans au moment du diagnostic de mésothéliome. Ses déclarations extrêmement modérées (en particulier il ne demande aucunement l’interdiction de l’amiante) sont édifiantes.  [9]  [10]

« Il est logique et correct d’ajouter l’amiante chrysotile à la liste de l’annexe III de la Convention de Rotterdam, de façon à ce que les pays importateurs soient pleinement informés des dangers potentiels et qu’ils puissent ainsi le refuser s’ils ne pensent pas pouvoir l’utiliser de manière sécuritaire »

« C’est une erreur de ne pas avoir de protocole adéquat concernant l’information des pays et de leurs travailleurs. »

« Je ne comprends pas l’argument que, en ne disant rien au gens, nous allons les aider à l’utiliser de façon sécuritaire. »

« Je pense que [ajouter le chrysotile sur la liste des produits dangereux] c’est une décision sage et inévitable car de plus en plus de pays l’appuie. Si vous continuez à ne rien dire et refuser l’inscription sur la liste, alors un jour, ils vont simplement l’interdire [l’amiante chrysotile] »

« S’ils ne sont pas habiles, je pense que c’est ce qui va arriver, plus vite qu’ils ne le pensent. »


7. La presse canadienne (juin 2011)


Les agissements du gouvernement canadien ont eu une grande répercussion et ont été largement couverts par la presse canadienne qui dresse un portrait peu flatteur de leurs dirigeants. Le journal anglophone The Province écrit par exemple  [11]

« Le député conservateur Colin Mayes a écrit dans un email que

"l’utilisation inappropriée de l’amiante a cessé à la fin des années 1970."

C’est largement vrai au Canada, mais ce n’est pas la question : le minerai a été pratiquement interdit pour toute utilisation.

Le mantra des conservateurs sur « l’usage sécuritaire » pour défendre les exportations d’amiante représente le plus haut degré de mépris opportuniste et cynique pour la vie humaine.

Le gouvernement Harper utilise l’argent de vos impôts - un montant de 750 000 dollars sur trois ans pour l’Institut du Chrysotile, le groupe de lobbying des industriels - pour promouvoir les exportations d’amiante. C’est de l’argent pour tuer »

Une liste (loin d’être exhaustive) d’article dans la presse canadienne entre le 14 juin et le 24 juin :

Radio-Canada, 13 juin 2011, Nocivité de l’amiante chrysotile : l’avis de Santé Canada ignoré ?

CBC News, 13 juin 2011, Health Canada’s asbestos advice rejected by government

CBC News, 14 juin 2011, Shut down Canada’s asbestos industry

La presse canadienne, 14 juin 2011,Ottawa a ignoré un avis de Santé Canada qui dit que l’amiante chrysotile n’est pas sécuritaire

Radio-Canada, 14 juin 2011, Des médecins pressent Harper de reconnaître les dangers de l’amiante chrysotile

Montréal Gazette, Chrysotile asbestos on UN agenda, 14 juin 2011

Radio-Canada, Des médecins pressent Harper de reconnaître les dangers de l’amiante chrysotile, 14 juin 2011

La Presse canadienne, Ottawa ignore Santé Canada qui dit que l’amiante chrysolite n’est pas sûr, 14 juin 2011

Cyberpresse.ca, Amiante chrysolite : changement de cap ?, 14 juin 2011

Cyberpresse.ca, Amiante chrysolite : l’opposition fait pression sur Ottawa, 15 juin 2011

Chrysotile Asbestos : Harper Government Defends Carcinogen Despite Rotterdam Pressure, 15 juin 2011

Canada.com, Canada silent on intent ahead of meeting to limit exports, 17 juin 2011,

The Globe and Mail, 19 juin 2011, par Chuck Strahl (ancien ministre, atteint d’un mésothéliome), Asbestos should bai listed in Rotterdam Convention as potentially harmful

The province, Harper is using taxpayer cash for asbestos exports, 21 juin 2011

Vancouver Sun, Canada noticeably quiet at international meeting on asbestos exports, 21 juin 2011

Canada.com Health, Canada moves to block listing of asbestos as ’hazardous’, 22 juin 2011

The star, Canada blocks asbestos from hazardous chemicals list at UN summit, 22 juin 2011

The Globe and Mail, Editorial : When less asbestos is best, 22 juin 2011

Radio-Canada, Le Canada, seul à nier la dangerosité de l’amiante, confirme l’ONU, 22 juin 2011

Cyberpresse.ca, Le Canada refuse d’inclure l’amiante sur la liste des substances dangereuses, 22 juin 2011

Langley advance : Asbestos stance si pure lunacy (La position sur l’amiante est une pure folie), 23 juin 2011

Montréal Gazette, 23 juin 2011, Canada concedes science against asbestos is sound but still opposes export limits

Toronto Sun, 23 juin 2011, Canada OK with killer asbestos

Le Devoir, 23 juin 2011, Le Canada refuse de mettre l’amiante au ban

The Tyee, 23 juin 2011, Harper’s Asbestos Support ’Crassest Form of Politics’ : CLC Head (Le soutien à l’amiante de Harper ’La forme la plus sale de politique’ selon le leader du Congrès du Travail Canadien) Canadian Labour Congress

Winnipeg Free Press, Editorial Hiding the risk of asbestos (En cachant les dangers de laminate), 23 juin 2011

CBC News, 23 juin 2011, MPs slam Tories for blocking asbestos listing

Ottawa Citizen, 24 juin 2011, Asbestos’s last, lonely champion

[1] Le Devoir, 23 juin 2011, Le Canada refuse de mettre l’amiante au ban http://www.ledevoir.com/societe/san...

[2] Canada.com, Canada silent on intent ahead of meeting to limit exports, 17 juin 2011, http://www.canada.com/business/Cana...

[3] The Hindu,23 juin 2011, India leads group to broker consensus on listing of asbestos under Rotterdam Convention http://www.thehindu.com/news/nation...

[4] Radio-Canada, Le Canada, seul à nier la dangerosité de l’amiante, confirme l’ONU, 22 juin 2011 http://www.radio-canada.ca/nouvelle...

[5] Cyberpresse.ca, Le Canada refuse d’inclure l’amiante sur la liste des substances dangereuses, 22 juin 2011 http://www.cyberpresse.ca/actualite...

[6] Communiqué du 10 juin 2011 : Le Canada est rappelé à l’ordre par l’OIT concernant l’amiante http://www.congresdutravail.ca/sall...

[7] La presse canadienne, 13 juin 2011, Amiante : le Canada doit demeurer informé des études, avertit l’OIThttp://www.google.com/hostednews/ca...

[8] Cyberpresse, « Harper se dit le seul défenseur de l’amiante chrysotile », 5 avril 2011 http://www.cyberpresse.ca/actualite...

[9] Vancouver Sun, juin 2011, Informed consent key to asbestos use : Strahl Former Tory MP opposes Ottawa’s efforts to keep chrysotile form of mineral off international list of hazards http://www.vancouversun.com/health/...

[10] The Globe and Mail, 19 juin 2011, par Chuck Strahl (ancien ministre, atteint d’un mésothéliome), Asbestos should be listed in Rotterdam Convention as potentially harmful http://www.theglobeandmail.com/news...

[11] The province, Harper is using taxpayer cash for asbestos exports (Harper utilise l’argent des contribuables pour les exportations d’amiante, 21 juin 2011 http://www.theprovince.com/news/Har...