Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante

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Canada

17 janvier 2013

- L’amiante au Québec, c’est fini !
- L’institut du Chrysotile a fermé ses portes
- A la rencontre des victimes canadiennes
- Message à la population d’Asbestos, recyclage


L’amiante au Québec, c’est fini !

Après plus d’un siècle d’exploitation, les mines d’amiante du Québec sont aujourd’hui définitivement fermées.

UN SIÈCLE DE MENSONGES

Au Canada, l’histoire de l’amiante démarre à la fin du XIXème siècle et l’histoire des mensonges sur l’amiante commence au début du XXème siècle.

Les mines de Thetford ont démarré en 1877, la mine Jeffrey en 1881. Elles ont été les principales mines mais il y a eu aussi des plus petites mines à East-Broughton, également en Ontario et en Colombie canadienne la mine Cassiar, près du lac McDame. La mine Jeffrey a été exploitée à partir des années 1920 et jusqu’en 1978 par la compagnie canadienne Johns-Manville.

Aucune inquiétude ...

Quand des médecins britanniques, Merewether et Price notamment, commencèrent à s’inquiéter de la morbidité chez les ouvriers de l’amiante, ils écrivirent naturellement à leurs homologues des mines du Québec d’où venait cet amiante. La réponse doit figurer parmi les premiers d’une longue série de mensonges canadiens et est signée du Dr Pedley qui travaillait pour le département d’hygiène industriel créé en 1926 par une compagnie d’assurance ; le médecin indique que «  à sa connaissance il n’y a pas de rapport notant des cas de pneumoconiose au Canada » (Journal de santé publique canadien, 1930). L’affirmation de ce médecin était malhonnête : il avait eu entre les mains des rapports discutant le nombre de cas d’asbestose ; l’attitude de la compagnie d’assurance également : depuis la fin des années 1910, les compagnies d’assurances-vies canadiennes et américaines avaient déjà pris l’habitude de refuser les travailleurs de l’amiante, par suite des conditions nocives de l’industrie pour la santé.

Pendant la majorité du XXème siècle, le commerce de l’amiante a été une activité puissante et lucrative. Les entreprises qui vendaient le minerai ont amassé des fortunes, les emplois québécois ont longtemps été mal payés et dangereux. En fait, beaucoup de travailleurs sont morts des suites de l’exposition continue, et sans aucune protection, à la poussière d’amiante.

Un épisode est célèbre même s’il reste mal compris : la grève d’Asbestos de 1949, qui dura plus de 8 mois, s’étendit aux mines de Thetford, a été l’un des conflits de travail les plus sévèrement réprimés de l’histoire du Québec.

Les industriels savaient...

L’Association des Producteurs d’Amiante du Québec (QAPA puis QAMA) a longtemps organisé, financé la désinformation. Les industriels canadiens ont notamment financé, dès 1966, les études épidémiologiques aujourd’hui extrêmement contestées de Corbett McDonald, à l’université de McGill. La date n’est pas accidentelle : le gouvernement canadien a créé en 1965 un registre des mésothéliomes et les industriels savaient qu’il fallait faire quelque chose …

On retrouvera plus tard McDonald comme fidèle défenseur du chrysotile en 1999 au Brésil, invité par les industriels brésiliens effrayés par les discussions sur une interdiction éventuelle, en 2000 à l’OMC dans la procédure que le gouvernement canadien tentera vainement pour bloquer l’interdiction de l’amiante en France.


Une sombre page de l’histoire du Canada est en train de se refermer.
Sombre, car le Canada a non seulement été pendant trois-quarts de siècle le plus gros producteur d’amiante et empoisonneur de la planète, mais les industriels canadiens, relayés depuis trente ans par les autorités canadiennes ont été les principaux artisans de la propagande mensongère et meurtrière concernant l’amiante.

Cette propagande aura permis au Canada de vendre environ 60 millions de tonnes d’amiante dans le monde, aura causé plusieurs millions de morts dans le monde et continue à se répandre dans le monde.
En 2012, le Canada arrête donc définitivement l’amiante ; en fait la production a cessé en novembre 2011.

- Durant 2008, Bell Mine a été fermée et Jeffrey mine a suspendu ses opérations ;

- En novembre 2011, la mine Lac d’amiante, exploitée par LAB chrysotile a également fermé ;

- En avril 2012, l’Institut du chrysotile canadien a fermé ses portes ;

- Après avoir obtenu dans un premier temps en juin 2012 un « prêt » gouvernemental de 58 millions de dollars, la mine Jeffrey a vu ce prêt annulé en octobre 2012 par le nouveau gouvernement québécois de Pauline Marois qui a courageusement préféré la morale et la santé publique à l’aveuglement, la démagogie et la corruption des gouvernements précédents ;

Dans le foulée, le gouvernement fédéral de Stephen Harper et de son ministre Christian Paradis a annoncé qu’il renonçait à bloquer la prochaine convention de Rotterdam (prévue en avril 2013)


L’Institut du chrysotile a fermé ses portes

Cette officine de propagande meurtrière était financée par les
industriels de l’amiante et les autorités canadiennes qui lui ont versé des millions de dollars.

L’Institut de l’amiante a été créé officiellement en 1984 ; c’est en effet au début des années quatre-vingt que les autorités fédérales et québécoises se mettent à appuyer de façon musclée l’industrie de l’amiante.

Budget annuel : 700 000 dollars

L’Institut a reçu en moyenne 250 000 dollars du gouvernement fédéral chaque année et 200 000 dollars du gouvernement provincial, le reste du budget de 700 000 dollars de l’organisme était complété par les industriels, d’abord donc avec de l’argent public, puis par les deux grandes compagnies : LAB Chrysotile (ville de Thetford Mines) et Mine Jeffrey (ville d’Asbestos).

En 1989 aux USA, l’Environnement Protection Agency a décidé de bannir tous les produits à base d’amiante sur le territoire des États-Unis pour des raisons de santé publique. Progressivement, à peu près toutes les organisations de santé importantes du globe ont emboîté le pas pour réclamer l’arrêt de l’utilisation de l’amiante.

Un combat international contre l’interdiction

Cette décision a été attaquée en justice par les industriels américains (qui ont hélas gagné) mais aussi par le gouvernement fédéral canadien, la province du Québec, l’Institut de l’amiante et la compagnie Cassiar (qui déclarera faillite et fermera sa mine en 1992).

L’Institut de l’amiante combattra de nouveau aux côtés du gouvernement canadien l’interdiction de l’amiante en France, mais cette fois-ci sans succès : l’Organisation mondiale du commerce estimera que la mesure, bien que présentant une entrave au commerce, était légale car prise pour la protection de la santé de la population.

L’Institut de l’amiante - rebaptisé opportunément Institut du chrysotile en 2003 - s’opposera aux côtés du gouvernement canadien à l’inscription de l’amiante chrysotile sur la liste des produits dangereux prévue par la convention de Rotterdam. Le Canada a récidivé avec succès en 2004, 2006, 2008 et 2011.

L’Institut est mort, mais il continue à sévir

Le gouvernement canadien a dû renoncer à financer l’organisme de propagande et corruption.
L’Institut canadien du chrysotile est donc mort, mais il continue à sévir : son site web est toujours en ligne (http://www.chrysotile.com/) et est référencé aujourd’hui comme le site de l’association internationale du chrysotile.

L’Institut canadien du chrysotile a aussi essaimé et par exemple ses homonymes brésilien et russe lui ont survécu.

Les « experts » douteux de l’Institut du chrysotile préféraient sans doute les dollars canadiens, ils émargent maintenant auprès de l’Institut
brésilien du chrysotile (Instituto Brasileiro do Crisotila) et aussi
de l’institut russe du chrysotile (http://chrysotile.ru/).

Ainsi les David Bernstein, Jacques Dunnigan qui ont gagné beaucoup d’argent avec l’Institut canadien de l’amiante se sont retrouvés à présenter leurs études et propagandes, en août 2012 devant le Tribunal Suprême Fédéral à Brasilia, officiellement invités et payés par l’Institut brésilien du chrysotile, fin novembre à Kiev en Ukraine à une conférence officiellement organisée par le ministère de la santé et l’académie de médecine russe - en fait par l’industrie de l’amiante russe.

Les « pseudo-experts » brésiliens Ericson Bagatin, Mario Terra Filho et Isshii Zamataro ont également émargé aux deux événements.

En juin 2012, deux mois avant les élections, le gouvernement québécois avait annoncé un « prêt » de 58 millions de dollars pour relancer la mine d’amiante Jeffrey. Ce projet fou avait deux piliers (Baljit Chadha, homme d’affaire canadien d’origine indienne et Bernard Coulombe, président de Mine Jeffrey) et l’appui indéfectible de Christian Paradis, ministre de l’industrie, natif de Thetford Mines. L’histoire retiendra que Pauline Marois a remporté l’élection à la tête du Parti Québécois et qu’elle a tenu la promesse d’annuler ce prêt.

Trois urgences

Un grand pas a été franchi. Les gouvernements québécois et canadiens doivent maintenant compléter leur revirement au profit de la morale et de la santé publique et répondre à trois urgences :

- une loi interdisant l’extraction, l’utilisation et le commerce de l’amiante ;

- un programme social au bénéfice des mineurs d’Asbestos et Thetford et économique de diversification pour la région ;

- un système équitable d’indemnisation des victimes professionnelles et environnementales et un plan de décontamination des bâtiments.

Rotterdam 2013

Mais les gouvernements du Québec et du Canada ne peuvent pas oublier leur responsabilité vis-à-vis du monde en particulier des pays en développement. Ils doivent faire leur mea culpa, révéler l’étendue de la fraude sur l’amiante et adopter une position offensive de promotion de la santé publique.

Le premier pas doit être non seulement de cesser de s’opposer à l’inscription de l’amiante chrysotile sur la liste des produits dangereux en sabotant la convention de Rotterdam mais d’imposer cette inscription lors de la prochaine convention en avril 2013.

L’étape suivante devra être la promotion de l’interdiction mondiale de l’amiante et la reconnaissance de la dette envers les pays que le Canada a empoisonné avec son amiante.


DES VICTIMES D’UNE VINGTAINE DE PAYS S’ADRESSENT ENSEMBLE A MADAME MAROIS

A l’occasion des journées « Pour un monde sans amiante », des organisations ont écrit à Madame Marois.

LA LETTRE

« Nous tenons à vous féliciter de la position courageuse de votre gouvernement, qui a retiré tout soutien financier destiné à la réouverture de la Mine Jeffrey.

Vous rejoignez ainsi le mouvement des nombreuses nations à travers le monde qui luttent contre la terrible épidémie des maladies liées à l’amiante.

Nous vous demandons instamment de poursuivre rapidement dans cette voie, en adoptant une législation interdisant définitivement l’exploitation et l’utilisation de l’amiante au Québec. »

LES SIGNATAIRES

Abeva (Belgique), Abrea (Brésil), Asian Ban (Asie), Anep (Albanie), Afeva (Italie), Andeva (France), Adao (USA), Asbestlachtoffers (Pays Bas), ART (Afrique du Sud), Acceh (Corée du Sud),
Avaq (Québec), Avida (Espagne), Banjan (Japon), commissions
ouvrières (Espagne), Fondation des victimes de l’amiante (Italie), comité des victimes de l’amiante (Allemagne), IBAS (secrétariat international), association internationale des inspecteurs du travail (IALI), OEHNI (Inde), Right on Canada, Fédération des associations de victimes (Espagne).

Pierre Pluta, le président de l’Andeva, a envoyé la lettre à Madame Maurois.

LA RÉPONSE

Pauline Marois a répondu à Pierre Pluta : 

« je tiens à vous remercier pour votre lettre de félicitations que vous m’adressiez récemment concernant le retrait du financement de la relance de la Mine Jeffrey.

Soyez assurés que je prends en considération vos revendications sur l’exploitation et l’utilisation de l’amiante au Québec ».

Les signataires auraient aimé une prise de position plus nette en faveur de l’interdiction.


UNE DÉLÉGATION DE L’ABEVA ET DE L’ANDEVA à la rencontre des victimes canadiennes

En septembre dernier, Eric Jonckheere, président de l’Abeva belge et Alain Bobbio secrétaire de l’Andeva française ont passé une semaine au Canada. Ce périple permit de rencontrer de courageux militants amiante, francophones et anglophones, et de renforcer une amitié franco-belge déjà ancienne. Pour Eric, qui a perdu quatre membres de sa famille morts d’un mésothéliome, ce périple fut à la fois une épreuve et une libération.

Ils arrivent au Québec au lendemain d’un véritable tsunami politique avec la victoire du Parti Québécois et l’annulation du prêt de 58 millions pour relancer la mine d’amiante Jeffrey.

Montréal

Michaëla Keyserlingk leur ouvre sa maison, formidable activiste anti-amiante, attaquée en justice par le parti conservateur pour avoir brandi la photo de son mari mort d’un mésothéliome devant une affiche de ce parti à la gloire de l’amiante.

Chez elle, ils voient Fernand Turcotte*, professeur de l’Université Laval, pourfendeur des mensonges du lobby pro-amiante. Ils font aussi la connaissance d’Anne-Marie Saint-Cerny* et Daniel Green*, deux écologistes de choc qui militent pour faire interdire l’amiante au Québec et recréer l’AVAQ, l’association des victimes de l’amiante québécoises.

Mais Richard Gascon, de l’Institut de Recherches en sécurité au travail (ISST) éludera leurs questions sur les falsifications d’études scientifiques et l’interdiction de l’amiante.

Toronto

Le docteur TK Joshi, fondateur de Ban India, se rend avec eux en Ontario.

A Toronto, ils sont accueillis par Alec Farquhar, directeur de l’Office des conseillers des travailleurs de l’Ontario, infatigable défenseur des victimes du travail depuis 30 ans. Un symposium amiante organisé par Alec à l’hôpital St Michael rassemble 200 personnes. La salle est bouleversée par le témoignage d’Eric, et sidérée quand TK Joshi raconte qu’en Inde (où l’amiante prospère) des victimes de l’amiante ont encore un diagnostic… de tuberculose !

Sarnia

Dans l’immense complexe pétrochimique de Sarnia, les maladies professionnelles pullulent.

L’après-midi Barry Castelman tient une conférence sur les produits qui peuvent remplacer l’amiante.

A Sarnia, le soir, est rendu un émouvant hommage aux victimes. De petites montgolfières blanches s’élèvent dans le ciel, symbole de tous les êtres chers tués par l’amiante.

Le lendemain, à l’appel de Stacy Cattran et Leah Nielson, qui, depuis la mort de leur père, déploient une incroyable énergie pour mobiliser les victimes, se tient un meeting en plein air. Placé sous le signe de la solidarité internationale, il rassemble plusieurs centaines de personnes. Le député Pat Martin* est présent. Puis tous partent manifester en silence avec des photos des disparus et des pancartes exigeant l’interdiction de l’amiante.

Asbestos

La veille du retour, c’est la visite à Asbestos. Ici, le maire, le curé et le syndicaliste défendent l’amiante pour défendre l’emploi, en gobant tous les mensonges sur l’innocuité de la fibre tueuse. Eric et Alain déposent des fleurs sur le promontoire qui surplombe le gigantesque trou de la mine. Ils se recueillent en silence en pensant aux victimes du monde entier dont l’amiante extrait ici a brisé la vie. La presse rendra compte de ce geste et de leur message à la population d’Asbestos.

* Fernand Turcotte, Anne-Marie Saint-Cerny, Daniel Green et Pat Martin ont participé aux « journées internationales pour un monde sans amiante » à Paris. 


UN MESSAGE des victimes de l’amiante d’Europe à la population d’Asbestos

Ce texte a été envoyé à la presse et déposé à la mairie, à l’église et à la maison des syndicats de la ville d’Asbestos

« Nous nous appelons Eric Jonckheere et Alain Bobbio. Nous sommes des représentants des victimes de l’amiante. Eric, de l’association Abeva, est belge. Alain, de l’association Andeva, est français.

Dans nos deux pays l’amiante a été importé par millions de tonnes. Une grande partie venait du Québec.

Dans nos deux pays l’amiante est interdit depuis longtemps, mais des milliers d’hommes et de femmes continuent à mourir, année après année, d’une maladie de l’amiante. Eric a perdu son père, sa mère et ses deux frères de mésothéliomes. Alain a vu mourir des collègues et des amis dans de grandes souffrances.

Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est pour rendre hommage à nos disparus.

C’est pour nous un besoin. Nous voulons voir la mine dont ont été extraites ces fibres qui ont brisé tant de vies. Nous voulons y déposer des fleurs et respecter une minute de silence en mémoire de nos disparus.

Si nous sommes ici, c’est aussi pour dire notre solidarité avec les victimes, les travailleurs et la population du Québec.

Nous ne sommes pas venus pour crier vengeance, mais pour entamer un dialogue sincère et constructif.

Nous savons qu’au Québec, comme en Europe, des familles ont perdu des êtres chers. Aux malades, aux veuves, nous voulons tendre la main, les écouter, leur parler et les aider à défendre leurs droits.

Nous savons aussi qu’au Québec, comme en Europe, des ouvriers ont perdu leur travail et certains leur vie après la fermeture d’une usine d’amiante ou d’une mine.

Nous défendons le droit absolu pour tous les travailleurs de l’amiante du Québec d’avoir un job et un revenu décent pour faire vivre leur famille.

Votre avenir n’est pas dans l’amiante.

L’amiante tue chaque année plus de 100.000 personnes dans le monde. 55 pays l’ont banni. Assez de souffrances et de morts !

Un avenir sans amiante pour votre région est possible.

Nous soutenons votre droit à un salaire décent et durable. Cela passe par l’implantation de nouvelles industries dans votre région. Nous demandons au gouvernement du Québec de vous aider à construire un avenir sans amiante. Cela doit être une priorité.

Au nom de toutes les victimes d’Europe et du monde entier, nous vous demandons d’entendre ce message.

Eric Jonckheere (Abeva)

Alain Bobbio (Andeva)


Recyclage

Les industriels de l’amiante du monde entier, restés orphelins de l’institut de l’amiante canadien, ne désarment pas pour autant.

En septembre 2002, alors qu’une douzaine de pays de la communauté européenne avaient interdit l’amiante - certains depuis longtemps - et que la communauté européenne avait édicté une interdiction générale avec date limite en 2005, l’industrie russe a convaincu son gouvernement d’intervenir en sa faveur. Une brochette d’« experts » envoya alors un rapport intitulé « Jugement sur le problème d’une interdiction totale de l’amiante par le groupe russe d’experts gouvernementaux », on retrouve la signature du docteur Kovalevsky.

Les 21-22 novembre 2012 a eu lieu à Kiev, Ukraine, une conférence intitulée « Amiante chrysolite, évaluation et gestion du risque » dont le but avoué est de fournir des conclusions défavorables à l’inscription de l’amiante chrysolite sur la liste « PIC » des produits dangereux prévus par la Convention de Rotterdam. Comme la Russie a adhéré à la convention en avril 2011 et que la prochaine réunion a lieu en avril 2013, cela tombe bien ...

Etaient présents parmi les orateurs,

- des représentants des pays consommateurs d’amiante (Ukraine, Biélorussie, Kyrgyzstan, Vietnam, Chine) ;

- Vivek Chandra Rao (Industrie de l’amiante en Inde)

- The Asbestos Cement Products Manufacturers’ Association, New Delhi India ;

- le pilier médical de l’industrie russe Evgeny Kovalevsky ;

- les « experts » de l’industrie du chrysotile canadien David Bernstein et Jacques Dunnigan ;

- les « experts » de l’industrie du chrysotile brésilien, financés par Eternit et la SAMA, Terra Filho, Bagatin, Ishii Zamataro ;

Les six derniers cités ont été payés par l’institut du chrysolite brésilien pour témoigner aux audiences publiques à Brasilia.


Articles tirés du Bulletin de l’Andeva N°41 (janvier 2013)