Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante

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CANCERS DE L’AMIANTE : à‰CRIRE L’AVENIR - Et maintenant, comment continuer ensemble ?

21 mai 2016
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CANCERS DE L’AMIANTE : ÉCRIRE L’AVENIR

Médecins et malades débattent et proposent

ET MAINTENANT, COMMENT CONTINUER ENSEMBLE ?


- Pierre PLUTA : poursuivre les échanges médecins-associations
- Arnaud SCHERPEREEL : "le but que nous nous étions fixés a été atteint"


Pierre PLUTA :
poursuivre les échanges médecins-associations

Ce colloque est porteur d’espoir. Il a montré l’importance de l’accompagnement des malades et de leurs proches.

Le malade doit être informé

Dès l’annonce de la maladie il faut que s’installe une relation de confiance avec l’équipe soignante.

Le malade a besoin de comprendre ce qu’est sa maladie, quels sont les soins, quelles sont les suites et les conséquences du traitement qui lui sera proposé et pour lequel il aura donné son avis. De cette confiance dépend une grande partie de la qualité de la fin de vie.

Entendre la parole des victimes

Il faut poursuivre les échanges entre médecins du réseau MESOCLIN et associations. Il est important que les médecins aient entendu les témoignages bouleversants que nous entendons souvent dans nos associations. C’est la douleur qui s’exprime. On ne peut pas accepter d’être malade et de ne pas être suivi, écouté, impliqué...

Continuer ensemble

Nous souhaitons poursuivre le travail entrepris par d’autres initiatives dans les régions, poursuivre aussi la collaboration internationale entre scientifiques. Nous avons tous apprécié l’apport de nos amis venus d’Italie.

Priorité à la recherche

Les chercheurs doivent avoir plus de moyens pour avancer plus vite. J’en parlais avec madame la sénatrice Aline Archimbaud. Nous avons besoin d’une lueur d’espoir. Nous n’avons pas le temps d’attendre. La colère monte quand on entend qu’il n’y a pas de moyens. Il faut faire payer ceux qui nous ont empoisonnés. Ce n’est pas à nous de payer les conséquences de leurs fautes.

Le suivi médical post-professionnel

Nos maladies ne peuvent pas rester invisibles. On ne trouve pas les maladies lorsqu’on ne les cherche pas. Ne pas les dépister est sans doute la meilleure façon de pouvoir dire qu’elles n’existent pas.


Arnaud SCHERPEREEL : "le but que nous nous étions fixés a été atteint"

Nous avions choisi ensemble, Andeva et Mesoclin le titre de cette journée : Cancers de l’amiante : écrire l’avenir / Médecins et malades débattent et proposent. Je crois que nous avons rempli l’objectif.

Merci pour vos témoignages

J’ai parlé avec des collègues médecins. Ils ont été très émus et intéressés par vos témoignages.

Ils auraient mérité d’être filmés et présentés à des étudiants en médecine pour faire passer certains messages-clés.

Il serait utile qu’ils soient diffusés à des spécialistes de pneumologie et d’oncologie.

Je remercie leurs auteurs, car je sais qu’il n’est déjà pas facile de s’exprimer lors d’un face à face avec un médecin et a fortiori devant un public nombreux. Il n’est pas facile de vider son cœur pour dire ce que l’on a à dire.

Ce n’est pas non plus facile pour des médecins. Nous sommes, nous aussi, des êtres humains. Et nous devons encaisser des choses assez dures.

Mieux réagir à vos demandes

Certaines réactions de médecins au contact de malades ou de leurs proches peuvent vous paraître inappropriées.

Vos témoignages nous permettent de savoir comment mieux réagir à vos demandes.

Pour un malade, accepter de participer à un essai clinique est un acte de confiance. Les médecins doivent se poser la question du retour d’information à lui apporter.

S’il y a une demande de groupes de paroles entre malades qui participent à ces essais, il faut y répondre.

Merci à l’Andeva pour l’organisation de cette réunion, merci aux collègues italiens et belges, merci à tous.

Les avancées sont encore limitées, mais nous espérons vous avoir montré qu’il y a un avenir pour les malades avec les essais en cours. Il y a un coup de fouet à donner sur le diagnostic précoce, le dépistage et le suivi post-professionnel « amiante ».

Cette journée a été positive. Son but a été atteint.


Articles tirés du Bulletin de l’Andeva No 51 (mai 2016)


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