Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante

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Amiante : la position de l’Organisation Internationale du Travail (OIT)

9 janvier 2011

L’Organisation International du Travail (OIT) appelée parfois « bureau international du travail » (BIT) a publié de nombreux travaux concernant les ravages liés à l’amiante dans les milieux professionnels et les moyens d’y remédier.


La position de l’OIT est bien résumée dans sa brochure datant de 2006 :

L’AMIANTE vers une Interdiction mondiale

« Cette brochure de la Commission spéciale de prévention de l’AISS a pour objectif de rappeler que si l’amiante passe encore pour un "minéral magique", il est surtout une bombe à retardement et que son interdiction à terme est inéluctable. »

« Tant pour des raisons humaines qu’économiques, l’interdiction de la production et de l’utilisation de l’amiante est inéluctable »

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Les estimations de la mortalité liée à l’amiante : 100 000 morts par an dans le monde selon l’OIT

Communiqué (19 janvier 2006)

« Amiante : le temps de latence est une véritable épée de Damoclès »

L’OIT estime que 100 000 personnes meurent chaque année d’avoir été exposées à l’amiante sur leur lieu de travail. Les cancers dus à l’amiante feront au moins 15 000 morts au Japon au cours des cinq prochaines années et jusqu’à 100 000 en France dans les 20 à 25 ans à venir


La convention n°162 (1986) sur l’amiante

Une des premières publication de l’OIT est la Convention sur l’amiante qui reprennait en partie la convention N° 139 (1974) sur les cancers professionnels Voir les conventions de l’OIT

Voir également les Recommandations de l’OIT N°172 (concernant l’amiante) et N°147 (concernant les cancers professionnels) Recommandations de l’OIT

Cette convention était essentiellement une injonction de protéger les travailleurs exposés aux poussières d’amiante. Les industriels de l’amiante ont tenté d’interpréter différemment cette convention.

Dans son communiqué du 15 juin 2006,

« L’OIT adopte de nouvelles mesures sur la sécurité et la santé au travail, la relation de travail et l’amiante »

l’OIT rappelle que :

« Il a également été établi que la convention de l’OIT n°162 sur l’amiante de 1986 ne doit pas être utilisée pour justifier ou avaliser la poursuite de l’utilisation de l’amiante. »

En effet les industriels de l’amiante et tout particulièrement l’Institut Canadien de l’Amiante (rebaptisé Institut du Chrysotile) ont tenté et essaient encore aujourd’hui de faire croire que cette convention est en faveur de l’« usage contrôlé » (l’ancien slogan du Comité Permanent Amiante en France) ou « usage sécuritaire » de l’amiante (slogan encore actuel de l’Institut du Chrysotile au Canada).

Il est vrai que les industriels de l’amiante avaient soigneusement infiltré la commission qui a débattu de cette convention dont les travaux sont publiés par l’OIT Sécurité dans l’utilisation de l’amiante (Brochure BIT, 1984). Ainsi, la liste des experts consultés comprend par exemple :

- Pour la France, Daniel Bouige (porte-parole de l’Association Française de l’Amiante) ;

- Pour le Canada, Dr M. Lesage, médecin-conseil des mines d’amiante du Québec, Montréal ;

- Pour l’Inde, M. R. K. Sharma, secrétaire général du Syndicat de l’amiante-ciment, Kymore (Inde) ;