Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante

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Allo ! Hélène !

1er janvier 2001

« Allo ! Hélène ! »

Échos des permanences

Les permanences se déroulent toujours dans les
mêmes conditions matérielles,
c’est-à-dire un bureau de 10 m2, où le
téléphone sonne en moyenne 15 fois par jour.

Ce sont parfois plus de 40 personnes qui prennent contact avec
l’ANDEVA en fonction de l’actualité. Cela
représente chaque semaine 15 nouveaux cas de cancers dus
à l’amiante.

La teneur des appels qui nous parviennent a changé. Si au
début ils concernaient pour la très grande
majorité une demande d’aide sur un dossier
particulier, il s’agit maintenant de fournir des
renseignements concernant les mesures gouvernementales dont les
médias se sont fait l’écho.

Il y a eu l’espoir de pouvoir partir en
pré-retraite et il a fallu dans bien des cas expliquer que
tout le monde n’était pas concerné.

Beaucoup expriment leur déception, en expliquant
qu’ils ne comprennent pas pourquoi, usés par 40 ans de
travail passés dans le bâtiment, avec des plaques
pleurales, ils ne peuvent profiter de ce dispositif. Et ce
n’est qu’un exemple !

Sur les dossiers de maladie professionnelle, la déception
est là aussi très importante puisque ce sont toujours
des délais de traitement de dossier SCANDALEUX : plus
d’un an pour des cas de mésothéliome, deux ans
ou plus pour des plaques pleurales, alors que l’exposition
est évidente. Ce décalage entre les attentes,
auxquelles avaient répondu en partie les annonces
gouvernementales, et la réalité qui n’a pas
changé est devenu insupportable.

Il faut signaler les immenses difficultés que peuvent
avoir des familles pour récupérer le dossier
médical. C’est encore trop souvent le cas pour ces
personnes qui sont alors découragées de
démarrer la moindre démarche. Le parcours du
combattant est encore de rigueur pour les victimes de
l’amiante.


article paru dans le Bulletin de l’Andeva N°5 (juin 1999)