Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante

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AMIANTE : UN CRIME CONTRE LA SANTà‰ DES POPULATIONS DE LA PLANàˆTE

14 octobre 2006

 

 

 


A N D E V A

Association nationale
des victimes de l’amiante

Comité
Anti-Amiante
Jussieu

Vincennes, le 14 octobre 2006

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les représentants de plus de 100 gouvernements étaient réunis à Genève à la 3e conférence des Parties à la Convention de Rotterdam, qui règle l’importation et l’exportation des produits dangereux. Conformément à l’avis des experts rendu en février, on attendait que l’amiante chrysotile (94% de l’amiante extrait et commercialisé dans le monde) soit enfin inscrit sur la liste des produits à surveiller.

Mais le le gouvernement canadien, porte-parole du lobby des mines d’amiante du Québec, vient une nouvelle fois de réussir à bloquer l’inscription sur cette liste. Les réprésentants du Canada auprès des deux agences des Nations Unies gérant la Convention (FAO et PNUE) ont réussi l’exploit d’obtenir le report sine die de cette question, en invoquant avec un beau cynisme la nécessité d’une position unanime des signataires.

Dans ce combat douteux pour le droit d’exporter un produit mortel sans informer les populations des pays destinataires ils ont été – semble-t-il – appuyés par l’Iran, le Kirghizistan, le Pérou, l’Inde et la Russie.

Qu’un produit tuant plus de 200 000 personnes par an, interdit dans une trentaine de pays, dont le Bureau International du Travail et l’Organisation Mondiale de la Santé recommandent le remplacement, ne puisse pas être inscrit dans la Convention de Rotterdam, est un scandale. C’est un véritable crime contre la santé et la vie des peuples de la planète.

En légalisant la désinformation sur les risques d’un produit mortifère, elle tourne le dos aux objectifs proclamés de la Convention de Rotterdam, et démontre son impuissance à protéger la santé et la vie des populations.

Le prix de cette faillite, ce seront une nouvelle fois des centaines de milliers de victimes, particulièrement dans les pays les moins développés, qui le paieront par des souffrances et des morts parfaitement évitables.

L’Andeva et le Comité anti-amiante de Jussieu savent qu’au Canada même des voix s’élèvent pour contester cette politique. Avec elles, ils adressent une mise en garde solennelle au gouvernement canadien en lui demandant de cesser cette politique criminelle, dont il devra rendre compte devant l’Histoire.