Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante

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AMIANTE : Mobilisation pour un procès pénal des empoisonneurs et contre la suppression du juge d’instruction

12 juin 2009

 

 

 


A R D E V A

Association régionale de défense
des victimes de l’amiante
du Nord Pas-de-Calais

A N D E V A

Association nationale
de défense
des victimes de l’amiante

Vincennes, le 12 juin 2009

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le refus de la ministre de la Justice – malgré son engagement - d’augmenter les effectifs de l’OCLAESP (Office Central de Lutte contre les Atteintes à l’Environnement et à la Santé Publique) affectés à l’instruction des enquêtes amiante contraint l’ANDEVA et son réseau à une nouvelle mobilisation.

En effet, qu’il s’agisse des magistrats instructeurs du pôle judiciaire de Santé publique, de ceux du Parquet et des responsables de l’Oclaesp, tous reconnaissent que les effectifs actuels en Officiers de police judiciaire restent nettement insuffisants pour assurer une instruction de qualité de l’affaire de l’amiante, dans un délai raisonnable.

Par ailleurs, l’annonce par le Président de la République de la prochaine suppression du juge d’instruction constitue une menace supplémentaire venant hypothéquer la tenue d’un procès pénal de l’amiante. En effet, si c’est le parquet, hiérarchiquement dépendant de la chancellerie, qui conduit l’enquête, nous pouvons redouter que, dans ces affaires sensibles de santé publique impliquant par définition la responsabilité des pouvoirs publics et de décideurs économiques, la raison d’Etat primera sur l’intérêt du justiciable et des victimes.

Aujourd’hui, les victimes de l’amiante et leur famille éprouvent le sentiment que les autorités politiques ne veulent pas d’un procès pénal de l’amiante. Leur persistance à ne pas mettre les moyens nécessaires et suffisants au service de l’Instruction semble indiquer au contraire qu’ils entendent ainsi protéger les responsables de cette catastrophe des poursuites de la justice.

Pour l’Andeva, pour les victimes et leurs familles, ce procès pénal doit se tenir. Il est en effet impensable que les responsables d’une catastrophe qui était évitable, qui tue 10 personnes chaque jour en France et qui aura fait 100 000 morts au terme des deux prochaines décennies, n’aient pas de compte à rendre à la justice. Il est de la responsabilité du Garde des Sceaux, du gouvernement et du Président de la République de tout mettre en œuvre pour que ces responsabilités soient jugées.

Dans ce contexte, à l’unanimité les veuves et les victimes de l’amiante ont notamment décidé de reprendre les marches autour du Palais de justice de Dunkerque. Les prochaines auront lieu les 15 septembre – 17 novembre – 15 décembre.

Pour la première fois, une manifestation nationale aura également lieu à Dunkerque, le 20 juin prochain et réunira des délégations de toutes les associations régionales de l’Andeva ainsi que des délégations italiennes et belges.

Pour que le procès pénal de l’amiante ait lieu dans un délai raisonnable exigeons ensemble le maintien d’un juge d’instruction indépendant et le renforcement des moyens mis à sa disposition

RENDEZ-VOUS LE SAMEDI 20 JUIN A 14 HEURES

devant la stèle dédiée aux victimes de l’amiante
à l’angle du Quai des Anglais et de la rue de la Cartoucherie à Dunkerque.