Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante

Vous êtes ici : Accueil » L’ANDEVA » Communiqués de presse

Manifestation nationale des victimes de l’amiante le Samedi 12 octobre, 14 heures, Tour Montparnasse

26 novembre 2013

Prévenir les risques – Punir les responsables

Samedi, 5000 victimes de l’amiante venues de toute la France, à l’initiative de l’Andeva, sont attendues au pied de la Tour Montparnasse pour leur traditionnelle manifestation nationale.
Le cortège partira à 14 heures pour se rendre aux abords du Palais de justice de Paris, place Saint-Michel.

Comme chaque année, les victimes de l’amiante manifesteront dans les rues de la capitale, ce samedi, pour rappeler à l’opinion publique et aux décideurs politiques qu’elles attendent toujours la tenue d’un procès pénal pour juger et punir les responsables de cette catastrophe sanitaire sans précédent.
Des dizaines de milliers de personnes ont été empoisonnées et, chaque année, 3000 victimes décèdent de l’amiante, en France.
Alors que la cancérogénicité de ce matériau était connue depuis le milieu des années 50, il faudra attendre le 1er janvier 97 pour qu’il soit enfin interdit.

Au cœur de ce scandale sanitaire, un modèle de lobbying initié par des industriels de l’amiante, qui ont sciemment trompé l’opinion publique, des scientifiques et des médecins qui n’ont pas fait leur travail de veille sanitaire, des pouvoirs publics complaisants qui ont laissé faire.
Et un scandale sanitaire qui se poursuit aujourd’hui par un scandale judiciaire : 17 ans après le dépôt des premières plaintes, toujours pas de procès de l’amiante en vue !

Seules les victimes sont mobilisées. Le parquet, qui a la main sur l’opportunité des poursuites, n’a jamais voulu d’un procès pénal et a tout fait pour multiplier les obstacles de procédure. Les autorités judiciaires, le pouvoir politique n’ont jamais affecté les moyens suffisants pour instruire l’affaire et tenir un procès pénal dans des délais raisonnables.

Mais cette année, un événement est venu rappeler qu’on n’en a pas fini avec l’amiante. En juin, plusieurs centaines de salariés logés dans la Tour Montparnasse ont dû être évacués : trop de fibres d’amiante à certains étages du prestigieux immeuble. Sauf que là encore, le problème n’a pas été découvert hier matin. Cela fait des années que la Tour Montparnasse aurait dû être désamiantée. Mais entre le contournement de la réglementation par les copropriétaires et le laxisme de la préfecture qui a fermé les yeux et accepté de repousser les échéances de travaux, on continue de jouer avec la vie des gens. Dans le Code pénal, cela porte un nom : « Mise en danger de la vie d’autrui ». Et c’est codifié à l’article 223-1. Qui va prendre l’initiative des poursuites ?

Prévenir les risques – Punir les responsables. Cela n’a jamais été autant d’actualité…